Celle qui ne pardonnait pas de Christophe Vasse

Roman policier – Sortie en juin 2021
Éditions les Nouveaux Auteurs

Ma note : 4/5 mention « roman à rebondissements »


Avant de commencer, je tiens à remercier GH David pour l’organisation du blogtour et la maison d’édition « les nouveaux auteurs » pour m’avoir envoyé ce roman en service presse.

Résumé : Toulouse. Une étudiante est retrouvée morte dans son lit, enveloppée dans un drap blanc immaculé, soigneusement coiffée, une fleur blanche glissée entre les mains. Peu de temps après, la capitaine Gabrielle Berthelot reçoit une carte énigmatique au dos de laquelle sont inscrits les mots : « PRENEZ SOIN D’ELLE ». Aux côtés de son nouveau binôme, Marc Darbanville, elle se lance à la poursuite du tueur. Mais le prédateur n’est peut-être pas celui qu’elle croit, et les démons du passé se liguent aux monstres du présent. Gabrielle est une battante, une guerrière. Mais aujourd’hui, c’est toute une légion qui se dresse devant elle.


L’avis de #Lilie : Christophe Vasse fait parti des auteurs qui montent dans l’univers des romans policiers. J’ai son premier roman dans ma PAL mais comme souvent, je repousse le moment de le découvrir. Lorsqu’on m’a proposé de participer à un blogtour afin d’aider au lancement de son nouveau « bébé », je n’ai pas hésité longtemps et je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans l’aventure.

Nous faisons ici connaissance avec Gabrielle, capitaine de gendarmerie qui vient de perdre son binôme, celui avec qui elle faisait équipe depuis longtemps et qui était comme un membre de sa famille. A l’arrivée de Marc, elle va se montrer hostile mais une affaire de tueur en série va leur tomber dessus et les obliger à travailler ensemble. Comment vont-ils s’en sortir ? Vont-ils arriver à travailler ensemble ? Pourquoi Gabrielle semble-t-elle toujours si froide ?

Gabrielle est une femme qui n’a pas l’habitude de se laisser marcher sur les pieds. On la sent en même temps forte et fragile, tentant de cacher ses faiblesses derrière un fort caractère et une capacité de travail assez incroyable. On la découvre au fil des pages et c’est un personnage qui vaut le détour, tant sa volonté de réussir est impressionnante. Concernant Marc, c’est un père de famille qui semble entretenir une relation compliquée avec son épouse. Il a, au début, un peu de mal à cerner sa supérieure mais il va, grâce à sa capacité d’écoute et son empathie, arriver à percer ses défenses et l’inciter à lui faire confiance. Tous les deux, ils forment une équipe de flics complices, complémentaires et prêts à tout pour résoudre leur enquête.

Pour une découverte, je n’ai pas été déçue. L’auteur arrive à nous immerger totalement dans son histoire et à créer une ambiance intrigante sans qu’elle ne devienne jamais angoissante. Le narrateur externe suit tantôt les enquêteurs, tantôt le tueur, tantôt les victimes et tantôt des personnages mystérieux dont nous comprenons l’identité qu’à la toute fin. Ce procédé nous permet de suivre un grand nombre de protagonistes et d’aiguiser la curiosité du lecteur. Telle une toile d’araignée, cette intrigue complexe mêle enquête de police et drames personnels pour nos deux enquêteurs. L’univers crée est donc riche et permet à l’auteur de s’amuser en tentant de nous perdre à travers de nombreux détails. Pourtant, tel un puzzle, tout s’emboîte quasi-parfaitement à la fin et on referme le livre en se demandant quand on aura la chance de retrouver Gabrielle et Marc ?

Pour conclure, « Celle qui ne pardonnait pas » est un très bon roman policier ayant pour cadre la ville rose. Venez, vous aussi, vous lancer à la poursuite de ce tueur en série et découvrir un duo de flics détonnant et étonnant.

Retrouvez ce roman sur le site des Nouveaux Auteurs

 

 


LE VIEUX AU CŒUR FROID, un roman de Jim Nisbet.


Un sans-abri qui vit sous la culée d’un pont, accro à la vodka martini, tueur à gages pour de l’argent qu’il dépense aussitôt en beuveries, dialogue en permanence avec son double imaginaire : l’intelligence financière – chantre du capitalisme libéral et débridé. Avec pour toile de fond les plages, les bars et les rues sombres de San Francisco, un roman raconté à une vitesse folle d’une voix bravache.
La plus belle oeuvre de Jim Nisbet à ce jour, rappelant Jim Thompson au meilleur de sa forme et Tarantino au plus irrévérencieux. Une lettre d’amour dure et tendre aux bas-fonds d’une ville, une histoire de suspense brute et cocasse, qui ne vous laissera pas indifférent. Jim Nisbet a écrit ce livre à l’apogée de la crise des subprimes. S’il était alors fou de rage et impuissant face à la crise, il était également lassé des clichés propres au roman noir, au polar et au thriller. Le roman est donc né de l’idée de rompre une fois de plus avec ces codes, davantage encore que dans ses livres précédents, notamment le dernier publié : Petit traité de la fauche. Ce qui donne un texte singulier, où les dialogues entre le personnage et son double imaginaire s’entremêlent, de la même façon qu’ils font partie intégrante du récit. Ce roman est un tour de force. Mystery People Magazine Et puisque je parle de San Francisco, je dois mentionner Jim Nisbet, auteur de romans noirs qui vont là où peu d’écrivains osent voyager […] Laissez-moi vous dire que seul Nisbet a pu s’en tirer avec deux monologues intérieurs non-stop dans la tête d’un tueur à gages sans abri, schizophrène et accro aux martinis […] des accents d’humour noir et suffisamment de suspense pour vous faire lire ces pages en une seule fois. ZoomStreet. Nominé par les lecteurs de SpineTingler pour le prix 2013 du meilleur roman. Staff Pick ! City Lights Books.

La quatrième de couverture en jette et promet un bon moment de lecture. Dès les premières lignes j’ai su que j’allais avoir beaucoup de mal à me faire au style narratif et j’allais devoir ramer pour arriver au point final. En règle général il m’en faut énormément pour baisser les bras et laisser tomber une lecture. Mon entêtement et moi, nous nous sommes motivés. LE VIEUX AU CŒUR FROID est un flop pour moi.
Dès les premières lignes nous sommes mis dans l’ambiance où plutôt dans la tête de ce clochard accro aux martinis et accessoirement pour survivre à l’argent qu’il compte sans cesses en nombre de martinis. Une étrange rencontre qui j’espère évoluera vers le meilleur. Le monologue prend rapidement de la vigueur rendant le style narratif rythmé. Ce personnage n’a rien de sympathique, dénigrant à tout va la société et ses travers. Humour noir garanti auquel je n’ai pas été sensible. Atmosphère étouffante au point de devenir aussi dingue que le héros en guenilles qui se trouve une passion pour le meurtre qui se traduit en nombre de martinis bus. La limite entre la réalité et l’irréalité est très flou, au point qu’il est difficile de s’imprégner de l’histoire. Je suppose que l’auteur dépeint une société moribonde pressée par la société de consommation. Malheureusement je n’ai été en rien sensible. Je suis passée à côté de cette lecture qui n’était vraiment pas faite pour moi. Je vous invite à découvrir sur Amazon des avis très très positifs.

 

Une chronique de #Esméralda