LA CITÉ DE LAITON, un roman fantasy de S.A Chakraborty.

ROMAN FANTASY

ÉDITIONS DE SAXUS Tome 1/3


Une épopée inoubliable et magique au cœur des légendes et des mythes du Moyen-Orient !
Dans les rues du Caire du XVIIIe siècle, Nahri est une jeune escroc aux talents inégalés : lecture de la main, exorcismes et un mystérieux don de guérison ; elle a fait des nobles ottomans sa cible principale dans le but de survivre. Un jour, pendant l’un de ses «  coups  », elle invoque accidentellement Dara, un mystérieux guerrier djinn, et elle va comprendre trop tard que même les stratagèmes les plus intelligents peuvent avoir des conséquences mortelles.
Forcés de fuir Le Caire, Dara et Nahri voyagent ensemble à travers des sables chauds et balayés par le vent, grouillants de créatures de feu et de rivières où dorment les mythiques Marids. Des ruines de métropoles humaines autrefois magnifiques aux montagnes où les oiseaux de proie ne sont pas ce qu’ils semblent, leur périple a pour destination Daevabad, la légendaire Cité de Laiton.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Traduction de l’anglais (États-Unis) Gaspard Houi
Disponible en numérique, broché et relié.
Nouveauté 2021

MON AVIS

Surtout n’ayez crainte de ce joli petit bébé de plus de 600 pages. Un embonpoint aussi léger qu’une plume. Il faut dire que S.A. Chakraborty maîtrise à la perfection son univers et qu’elle vous y plonge avec une aisance qui pourrait frôler l’émerveillement.

 

Bienvenue dans un univers aux couleurs du Moyen-Orient et des Mille et une nuit. Tapis volant, créatures mythiques, mythes et légendes, pourfendent une histoire qui va vous scotcher. Désert, oasis, mosquée,, minaret, souk, une ambiance où notre bon Aladin ferait pâle mine. Une création aux milles couleurs où le danger est omniprésent. Un monde imaginaire envoûtant et qui vous invite à vivre cette aventure avec frénésie.

 

Prenez une grande respiration et plongez avec moi !

 

Nahri est une jeune femme qui dès son enfance a du apprendre à survivre. Brillante escroc, guérisseuse farouche, exorciste, tous les boulots sont bon à prendre tant qu’elle y trouve son compte. Derrière cette vie de voleuse, se cache pourtant une jeune femme qui souhaite quitter le Caire pour se former à la médecine. Nahri est une tête brûlée qui aime le risque, et quand ce dernier se présente à elle pour la première fois y a de quoi flipper. Lors d’une cérémonie particulière, elle réalise bien trop tard que les avertissements donnés par son ami, l’apothicaire, sur le monde invisible, a sa part de vérité. La voici affublé d’un djinn, Dara, pas commode qui s’est donné pour mission de la sauver des méchants, les éfrits. Direction Daevabad, cité invisible aux yeux des humains, recelant de nombreuses surprises. Tout au long de ce périple, elle découvre un monde insoupçonné et dont elle serait la dernière survivante. Nahid, elle serait douée pour guérir. Cette communauté a été décimée depuis une vingtaine d’années par convoitise et jalousie.

 

Dara est une guerrier aguerri et puissant. Mystérieux, fougueux, taciturne, il masque avec perfection ses émotions. De lourds secrets se sont accumulés tout au long de longue vie. Mais Nahri l’intrigue et au fil de ce voyage surprenant, il va s’épancher, ouvrant un peu son cœur.

 

Parallèlement aux aventures de Nahri et de Dara, nous découvrons le jeune prince de La Cité de Laiton, Ali. Ali est un cérébral avec des idées bien arrêtées et bien différentes de celles de son père. Promis à devenir le grand vizir, il sera en charge de la sécurité et de l’armée de la cité. Au fil de ses points de vue, nous découvrons la vie interne de la cité : ses merveilles et ses horreurs, ses guerres intestines et la pauvreté. Sa famille est mise aussi en avant.

 

Et puis arrive ce moment fatidique où les deux mondes se rencontrent. Le choc des Titans ! Une entrée en scène magique et merveilleuse qui se terminera des mois plus tard en un chaos sans nom !

 

Nahri se trouve au milieu d’une histoire dont elle n’aurait jamais voulu en être le personnage principal. Étouffée par toutes ses considérations, impuissante face aux exigences, troublée par l’aura de Dara et envoûtée par l’intelligence d’Ali, Nahri perd rapidement pied. Quel choix devra t’elle faire ?

 

Ce premier tome pose les bases d’une histoire incroyable. Un page turner explosif qui vous entraîne au cœur d’une histoire incroyable et magique ! J’ai avalé les pages telle une boulimique en manque de sa dose ! Arrivant au surprenant final qui bien évident va te frustrer sérieusement ! Mais ça c’est le risque qu’on prend, lorsqu’on ouvre un roman ! Un monde aux mille et une couleurs, une intrigue passionnante, des personnages atypiques aux caractères bien trempés. Un décor dépaysant, envoûtant et splendide. Le contrat est rempli et je n’attend que la suite.

 

Si vous avez adoré REBELLE DE DÉSERT de Hamilton où qu’alors vous êtes juste des curieux.ses en mal de sensations fortes. Je n’ai qu’un mot FONCEZ !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

LES CŒURS INQUIETS, un roman de Lucie Paye.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Gallimard – Collection Blanche

#68premièresfois


Un jeune peintre voit apparaître sur ses toiles un visage étrangement familier. Ailleurs, une femme écrit une ultime lettre à son amour perdu. Ils ont en commun l’absence qui hante le quotidien, la compagnie tenace des fantômes du passé. Au fil d’un jeu de miroirs subtil, leurs quêtes vont se rejoindre.
Ce roman parle d’amour inconditionnel et d’exigence de vérité. De sa plume singulière, à la fois vive, limpide et poétique, Lucie Paye nous entraîne dès les premières pages vers une énigme poignante.
 
 
Ma note 4,5/5 mention « à découvrir »
152 pages
Disponible en numérique et broché
Édition 2020

MON AVIS

Voici une nouvelle lecture de la sélection des 68 premières fois qui m’a totalement transcendée.

 

Lui. Elle. Cavalcade solitaire où les émotions prédominent et accaparent.

 

Lui, peintre. Une première exposition qui éclabousse sa vie de prestige. De son île, il débarque à Paris, terre fertile de la création. Une nouvelle exposition est programmée, il a quelques mois pour clore cette nouvelle collection. Tableau blanc, esquisse inachevée, incomplète. Pourtant, il est là, ce visage, triomphant du blanc, de la solitude. Une insolente esquisse narguant son créateur. Qui es-tu ? Introspection virale, vitale, Lui, désespéramment, s’accroche à cette unique ancre. Des souvenirs, des flashs, sa vie se déroule sur ce tapis amer et azuréen. Et puis la frénésie survient. Explosion d’un passé, d’une fenêtre en face de chez lui, de cette femme où mystère et grâce s’unissent pour l’espoir, la folie, l’envie.

 

Elle, elle écrit depuis son lit de mort à cet enfant qu’elle n’a pas vu grandir. Un déchirement brutal, sauvage, sa vie en noir et blanc. Elle se souvient de ces moments délicats, de partage, de câlin, de mots interminables. Des souvenirs à la pelle qu’elle garde précieusement au fond de son cœur dans cet endroit où brille encore et pour toujours l’innocence envolée. Elle retranscrit sa douleur et son espoir. Elle rêve de l’homme qu’il est devenu, de la vie qui l’a eu. Mots après mots, phrases après phrases, se dessine ce portrait irrésistible d’une mère qui malgré cette perte fracassante a toujours su s’émerveiller.

 

Il n’est rien pour Elle. Elle n’est rien pour Lui. Ce trait d’union improbable, mystique. Une ligne qui s’étire dans l’espace-temps et qui s’étiole attendant le moment unique pour surprendre.

 

Lucie Paye décortique le sentiment de l’abandon avec cette grâce qui hypnotise. Pages après pages, l’envie se fait pressante, urgente. Une plume poétique, captivante qui a su me séduire dès le départ. L’exigence des sentiments absorbe l’esprit. L’amour percute et transcende. La tristesse n’est que joie. La joie n’est que péril. Un roman bouleversant et prenant au cœur de ce monde artistiquement flou qui n’attend que le mot ultime pour se dévoiler, s’épanouir et pardonner.

 

Un premier roman magnifique et une auteure à suivre absolument !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMERALDA

DIEU 2.0, tome 2 : Bye bye Web, un roman d’anticipation du Dr Henri Duboc.


La civilisation se meurt Le cataclysme prédit par W3 a balayé la planète. Dans cet enfer, l’Europe, dernier bastion des lumières, lutte pour sa survie contre la menace qui gronde à ses frontières. Des millions de survivants attendent, parqués dans des camps, derrière des barrières de drones où le fanatisme grandit et se nourrit du désespoir. L’humanité n’est plus que l’ombre d’elle-même. Internet se meurt, et la nouvelle religion du Primum, galope ! Mais dans ces heures sombres, émergera peut-être le terreau favorable au retour de la lumière. L’espoir reviendra-t-il par cet étrange robot à deux têtes qui sillonne notre futur, 200 ans plus tard ?

 
On reprend les mêmes, on y ajoute un cataclysme d’une envergure planétaire, un ancien prêtre carrément dingue, des gens qui fuient et qui ont perdu tout espoir, un monde bouleversé et en reconstruction, et un robot zinzin qui se réveille 200 ans plus tard … et cela donne un second tome totalement inattendu, explosif et flippant.
Il aura fallu que la faille San Andreas pète carrément les plombs pour plonger le monde dans un chaos indescriptible. Des millions de disparus et d’autres déportés. Des nations qui tentent des coalitions quelque peu douteuses, des murailles de drones pour éviter toutes intrusions pour façonner un nouveau monde archaïque. Toutes technologies  sont réquisitionnées au nom de l’état et deviennent la propriété de l’armée. Le monde d’avant n’est plus qu’une chimère. Le travail est une denrée rare comme tout le reste (soins, nourritures, loisirs, instructions …). Un monde où survivre devient une priorité. Gabriel est bien vieux maintenant et il n’aurait jamais cru vivre ces instants là. W3 s’est fait la malle quelque part dans les méandres du Web qui part en fumée, laissant place à un internet contrôlé et fliqué. Gabriel est bien saoul de ne plus voir son ami et d’échanger pendant de longues heures. Rien ne va plus mais il tient le coup. Peut être pour son filleul et sa bande de copains qui ne rêve que de voyager dans le futur ?

 

Dans les camps de réfugiés, la misère et la violence deviennent le quotidien de ces milliers de gens qui espèrent passer ces murailles infranchissables. Un seul homme semble tirer profit à cette situation, Verinas. Il a enfin toute l’attention qu’il estimait recevoir de ces fidèles, devenant ainsi le prophète d’une nouvelle religion le Primum. Un endoctrinement que subissent de nombreuses personnes dont des jeunes en quête d’identité. Cette nouvelle communauté s’organise autour de la culture du papyrus qui deviendra, une fois transformé, un moyen de communication et celui d’éradiquer la faim. Une nouvelle religion qui après un timide départ prend de l’ampleur et se diffuse à toute les strates de la société.

 

Et pendant ce temps, deux cent plus tard, un étrange robot à deux têtes, se réveille et découvre un nouveau monde. Une civilisation rustre et peu développée aux mœurs violentes et qui semblent suivre les préceptes de la théorie de Darwin. Cet aventurier atypique a une mission bien définie dans son programme et elle se doit de la mener à terme et dans de bonnes conditions. Il doit rattraper deux cent ans de sommeil. Un voyageur du temps loufoque et terriblement attachant. D’ailleurs cela me rappelle deux personnalités de l’histoire. Peut être que le tome 3 affirmera mon pressentiment ?

 

Ce second tome est sans contexte un immense coup de cœur. Je retrouve la patte sensible et particulière de l’auteur qui aime tant nous faire voyager. Un second temps où le répit n’existe pas. D’un point de vue à l’autre, point de temps mort ! De l’action, et encore de l’action … des découvertes, des moments de réflexions, des moments intrépides et mémorables. Des personnages tout aussi attachants qu’exécrables. L’évolution des personnages et du monde est sans contexte le point d’orgue dans cette étrange aventure. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur s’empare du futur. C’est étrange, loufoque, improbable et pourtant au fond de moi je me suis posée la question quel avenir notre monde connaîtrait si cela arrivait. Parmi tout une multitude de scénario, Henri Duboc a pris le parti de l’extrême et du fanatisme, du moins c’est cela qui apparaît dans ce tome. La légèreté côtoie le gravissime. Une histoire bouleversante et prenante. Si j’ai regretté les longueurs du premier tome ici il n’en est rien, absolument rien. Une histoire a la dynamique captivante et fascinante. La multitude de personnages est une plus-value au scénario. Et tel un roman choral, il nous porte vers un final tonitruant, explosif. La religion a toujours une place capitale mais sous l’égide de la dérive sectaire. L’apologie de la technologie n’est qu’une vague de souvenirs, le web une entité qui se résume au néant. Dès lors quel est l’avenir de l’humanité ? La religion semble être le seul miracle auxquelles les populations désœuvrées s’attachent. Réponse dans le dernier tome.

 

Ce second tome est un véritable uppercut, un de ceux dont il est difficile de s’en remettre !

 

A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda.

… Lien Kindle

… Le site des éditions Beta Publisher

… Mes avis sur les précédents romans d’Henri Duboc, clique sur les photos pour les découvrir.

L’AGONIE DES GRANDES PLAINES, un roman de Robert F. Jones


Wisconsin 1873. À la mort de ses parents victimes de la grande crise financière, Jenny Doussmann part dans les Grandes Plaines rejoindre son frère, Otto, vétéran de la guerre de Sécession devenu chasseur de bisons. Ceux-ci commencent à se faire rares, sans compter les rivalités entre chasseurs et la plupart des tribus indiennes entrées en guerre. Le premier hiver de ces deux émigrants allemands, seuls dans l’immensité, tourne au cauchemar.
Ils seront sauvés par une vieille connaissance, Two Shields, un Cheyenne du Sud qui s’engage à veiller sur eux. Devenus membres de sa tribu, Jenny et Otto devront combattre à la fois d’autres chasseurs et des tribus ennemies des Cheyennes. Dans ce roman sauvage et lyrique, les Grandes Plaines sont le réceptacle d’un monde à l’agonie et font corps avec l’Indien et le bison décimés. Ce tableau de l’Ouest américain, avec ses descriptions crépusculaires, mais réalistes, n’épargne personne, animaux et humains : Indiens comme Blancs.

Début de la Grande Dépression, 1873, en pleine conquête de l’Ouest, Robert F. Jones nous plonge dans un roman à la fois douloureux et lumineux.

 

Jenny, 16 ans, vient de vois mourir ses parents. Son père pendu dans la grange et sa mère qui vient de s’empoissonner. Terrible conséquence de cette crise que traverse l’Amérique, décimant de nombreux hommes vaillants et par répercussion les familles.
Son père, issu de la communauté allemande, à traverser l’Atlantique pour un avenir meilleur où la liberté d’expression ne serait pas entravée. Jenny se retrouve seule à organiser les obsèques de ses parents dans l’attente que son grand frère Otto revienne de l’ouest. Jenny a une forte personnalité et des qualités rares. Sa persévérance, son obstination, ses qualités de chasseuse, sa patience et son hardiesse lui valent l’admiration de son grand frère, aventurier dans l’âme, qui après avoir réglé les affaires de son père l’embarque pour le grand Ouest.

Nature hostile, animaux sauvages, aucun confort, juste des bisons à perte de vue et cette odeur détestable des carcasses pourrissantes et des peaux. Entre désolation et émerveillement, Jenny est ébahie par ce nouveau monde qui s’offre à elle. Nullement désappointée, elle prend rapidement en charge les affaires du camp composé donc de son frère Otto, du Two Shields, d’un ancien soldat et d’un vieux roublard pas très net. Et puis plus tard, elle apprend à tuer les bisons et recueillir sa viande. Alors qu’Otto part livrer les peaux, le voyage dérape. Le chargement est attaqué et Otto est considéré comme mort. Jenny décide aussitôt de partir à sa recherche, ne croyant nullement à cette information. Démarre ainsi un long voyage vers l’improbable.

J’ai pris beaucoup de temps pour lire ce roman notamment la première partie qui s’étale sur les descriptions des différents personnages et de la nature environnante. L’auteur prend le temps de bien ancrer son histoire que cela soit dans le contexte historique, politique et géographique. La nature a une place prépondérante et dont il convient de ne pas légitimer. Peu à peu il nous porte vers cette question cruciale : la décimation des bisons mèneront-ils vers la perte des autochtones ? La seconde partie est tournée vers l’appropriation de l’identité communautaire. Jenny et Otto sont recueillis par le clan des Cheyennes et vont découvrir leurs us et coutumes, leurs croyances. Peu à peu se dépeint un tableau sociétal hypnotisant. Leurs rapports avec la nature sont subjuguant. Il est agréable de se laisser porter par la plume et le scénario de Robert F. Jones. Un roman à mi-chemin entre le natur-writing et le western décrivant avec minutie et prestige une époque où la cruauté prévaut sur la préservation, où la conquête représente tout ce qu’il y a de plus ignobles. Un roman porté par des personnages charismatiques et un univers impitoyable.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. Le démarrage a été difficile et puis vient ce moment crucial où tout coule de source. Un final tonitruant qui m’a laissée un peu sur ma faim mais qui conclut à merveille un roman pittoresque et fabuleux !

A découvrir.

Une chronique de #Esméralda

JE SUIS LA MORT, un roman inclassable de Valérie Clermon.


Vous me connaissez tous.
Vous me craignez tous.
Mais savez-vous vraiment qui je suis ?
Depuis la nuit des temps, j’agis dans l’ombre.
D’un simple regard, je coupe le fil et vous ôte la vie.
Et, croyez-moi, la plupart d’entre vous
ignorent quand la roue va s’arrêter de tourner.
Jusqu’à aujourd’hui, j’ai travaillé sans faillir.
Siècle après siècle.
Jour après jour.
Nuit après nuit.
Mais maintenant, c’est fini.
La Mort va enfin profiter de la vie !

On ne rigole pas avec la Mort. Sujet tabou au cœur de notre société occidentale, La Mort, quelle soit religieuse ou athée, est synonyme de nombreux maux difficilement acceptable et d’une conséquence irréversible. Nous sommes d’accord sur ce point, la Mort, ça craint ! Mais ça, c’est avant de la connaître vraiment. Allez, n’ayez crainte, venez vous tapez un very bad trip avec la Mort ! Valérie Clermon l’a côtoyé, pendant un petit moment (si je puis dire).
Personne ne connaît la Mort, souvent représentée avec cette funeste aube noire, sans visage ou squelette,  il n’y pas de doute, côté mode elle ne s’y connaît pas. Sa présence est toujours synonyme d’événement funeste, la grande faucheuse n’a pas de pitié. Zou, un coup et te voilà six pieds sous terre.

 

Valérie Clermon a l’audace (et merci !) d’humaniser la mort. Et c’est bien connu la mort est une femme, suite logique des choses (elle donne la vie, elle prend la vie). Madame La Mort est une entité qui peut prendre le physique qu’elle souhaite. Son don d’ubiquité lui permet de se trouver n’importe où au moment importun. Seul bémol, elle ne sent pas entière, effectivement un bout par ci et par là, il y a de quoi tergiverser. Pas de compagnie, une solitude pesante et opprimante. Aucune reconnaissance de son travail par sa hiérarchie et encore moins par les simples mortels. Alors quand cet homme éméché dans sa voiture se fout littéralement de sa poire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Après tout aucune close dans son contrat ne lui interdit de prendre du repos. Il ne faudrait pas qu’elle soit victime d’un burn-out, ça ne le fait pas ! Ni une, ni deux, direction la côte d’Azur pour prendre ses quartiers. Bloquée sous sa dernière apparence, la voici bien embêtée (enfin juste un peu) à l’accueil de cet hôtel de prestige. Mais elle a plus d’un tour dans sa poche. Grâce à la force de sa persuasion, la voici dans une suite de luxe, frais en tout genre et repas offerts. Ça c’est la belle vie ! Les vacances cela a du bon, relaxation, mojito à gogo, piscine, massage … oui enfin c’est qu’elle est d’un tantinet impatiente. Il lui faut de l’action, des rencontres, de la compagnie. Il faut dire que son caractère de cochon n’aide en rien ! Et si l’improbable se réalisait ? Oseriez-vous découvrir la personne qu’elle est réellement ?

 

Valérie Clermon signe un roman totalement dingue. Si au départ j’ai été quelque peu déstabilisée par cet humour débordant auquel je n’étais pas très réceptive, il faut croire que la plume de l’auteure a fait des miracles.  La Mort est un personnage totalement exubérant qui n’a aucune limite. Un humour douteux mais pas graveleux qui, un fois que l’on est habitué, devient subtil et pointe les travers des hommes et des femmes. L’amitié, les relations hommes/femmes, les animaux, l’argent, l’amour s’invitent tour à tour dans l’histoire qui ne manque pas de mordant et de piquant. La Mort se sociabilise et apprécie grassement. Et c’est tout au long de ses pérégrinations qu’elle prend conscience de son rôle. Au cours de cet aparté elle est mise face aux sentiments et aux émotions qui régissent l’humanité. Requinquée à mort (oui je sais …) elle est prête à remettre de l’ordre sur la Terre, depuis qu’elle a disparu de la circulation, c’est devenu une pagaille sans nom !

 

JE SUIS LA MORT est roman tordant et totalement exquis ! Un humour débordant de bon sens qui fait toujours écho aux lecteurs. Je trouve qu’il y a quelque chose d’adorable avec ce personnage.  Sa bienveillance, sa bonhomie, son entrain (même morbide) apportent cette touche qui captive sans aucun fard !

 

A dévorer !

 

Une chronique de #Esméralda

LES BILLES MALADROITES, un roman jeunesse de Eva de Kerlan.


Et si la maladresse n’était plus un défaut ?
Lorsque son grand frère lui offre ses magnifiques billes, Léo est ravi et émerveillé. Les billes sont si belles, si brillantes, et en plus elles lui parlent ! Il est certain de remporter le jeu de billes dans la cour de récréation. Hélas, ses billes refusent de se heurter aux autres ou de se salir.
Bientôt, il ne lui en reste plus qu’une seule pour tenter de regagner toutes celles qu’il a perdues. Une seule petite bille, que ses semblables surnomment Malhabile en raison de sa maladresse constante. Aidé de cette bille différente, Léo parviendra-t-il à remporter la prochaine partie ?
5-10 ans
illustrations par Acides Animés

Léo est un gentil petit garçon qui adore joué avec son grand frère et ses amis. Le jour où son grand frère lui donne ses billes, Léo est heureux. Cette petite attention le ravi et aussitôt il découvre les billes qui feront son bonheur. Elles brillent de toutes les couleurs, des petites, des grosses, elle sont merveilleuses. Les étoiles remplissent les yeux du petit garçon alors que ce dernier est subjugué. Comme tout garçon qui se doit, il pense rapidement aux parties qu’il fera avec ses copains dans la cours de l’école et à toutes les billes qu’il va gagner.
Perdu dans ses pensés les plus foldingues, il entend alors une petite voix. Intrigué et ébahi, il en cherche l’origine et qu’elle n’est pas sa surprise lorsqu’il découvre que ses nouvelles billes parlent.

 

La récréation est enfin arrivée, n’y pouvant plus, il convie ses camarades de classe à jouer aux billes. Sur de lui et très optimiste, Léo joue avec entrain. Voilà que les billes n’en font qu’à leur tête et décident d’esquiver les autres billes, alors que le but du jeu est de toucher les billes des adversaires pour les récupérer. Désabusé et désappointé, Léo, le soir arrivé, demande des comptes à ses billes. Les jolies billes ne veulent pas se salir ni s’abîmer. Alors que le lendemain, il décide de récupérer ses billes tout en jouant et en ayant motiver et coacher les mauvaises joueuses, Léo doit faire face à la catastrophe, il ne lui reste plus qu’une bille, Malhabile comme l’appelle les autres. La lançant sans grand espoir, la voici qui tape les autres billes !

 

Eva de Kerlan signe un roman jeunesse tout aussi touchant qu’émouvant porté par sa jolie plume. La maladresse est souvent la source de moqueries. Elle embarrasse et intimide. Signe, malgré elle, de stupidité. Eva de Kerlan empoigne la maladresse et la rend forte, courageuse et indispensable. De ce fait elle valorise ce trait loin de tout dénigrement. Lecture idéale pour les petits lecteurs qui peuvent être confronter à cela et qui pourrait leur permettre de prendre confiance en eux. Une jolie petite histoire valorisée par les jolies illustrations de Acides Aminés. Une lecture que je vous conseille pour les petits lecteurs seuls dès 7 ans, en fonction de la maturité de leur apprentissage de la lecture, et/ou accompagnés avec un plus grand, c’est chouette aussi !

 

Une lecture de #Esméralda.

LES DERNIERS DES BRANLEURS, un roman ado de Vincent Mondiot.


Gaspard, Minh Tuan et Chloé sont les trois losers du lycée. Le trio inséparable sèche les cours, passe son temps à glander entre fumettes, gueules de bois et infinies discussions sans queue ni tête sur la sexualité des schtroumpfs. Pour les trois élèves de terminale, le bac est un horizon lointain et sans intérêt.
Mais le jour où leur prof principale, à bout de patience et d’arguments, les traite de « branleurs », les voilà estomaqués. Une pointe d’orgueil les pousse finalement à vouloir décrocher ce diplôme. Ce qui n’est pas gagné. C’est là qu’intervient Tina, jeune migrante surdouée récemment arrivée dans leur lycée. Se met alors en place un stratagème de triche probablement bien trop compliqué pour les trois ratés autoproclamés… Avec un esprit punk et BD, des airs à la Riad Sattouf, l’héritage de Salinger, un roman drôle et provoquant, bourré de références à la culture populaire.

Vincent Mondiot aborde cette dernière année de lycée avec un œil acéré, un humour dramatique et une ouverture d’esprit totalement irréprochable. Se mettre dans la peau de ce trio est un exploit en lui-même. Gaspard perdu dans une déprime qui a peut-être bon dos, est celui qui est le plus déconnecté du monde. Dans les nuages, désabusé, stone la plupart du temps, Gaspard ne vit que pour le porno, les mangas (un peu porno), les jeux vidéos. Un baba cool dans toute sa splendeur.
Minh Tuan est le fils de. Son père travaille pour une ambassade et il est tout désigné pour suivre les pas de son paternel. Minh Tuan est loin de s’en réjouir, il rêve d’une vie où aventures et amour seraient eu rendez-vous. Minh Tuan est celui qui en a le plus dans la tête mais qui en a rien à foutre. Il adore les mangas et les jeux vidéos. Le jeune homme est enfant unique et se trouve souvent seul. Des parents absents et qui ne s’en préoccupent pas !

 

Chloé aime dépasser les limites. Boire, raconter des bobards sont son passe-temps favori. Mais elle est plus préoccupée pour son avenir. Être adulte l’effraie. Le monde, le climat, l’avenir sont tous aussi obscurs que son esprit. Alors étudier à quoi cela servirait ?

 

Ce trio totalement badass m’a fait passé un moment de lecture inoubliable. L’auteur m’a immergée dans leur monde totalement inouï où sarcasme, humour et réflexions philosophique se côtoient. Une intensité naïve mais tellement pure que s’en est déstabilisant. Un humour qui frôle le ridicule mais qui reflète de manière subtile et ubuesque le monde flou dans lequel ils évoluent. Bien évidemment j’ai eu envie de leur botter le cul (c’est la maman que je suis qui parle) mais en fin de compte je trouve qu’il s’en sort plutôt pas mal sans trop d’égratignures et ils trouvent leurs voies dans leur foutu bordel. Et c’est là que j’en suis ravie. Le lycée n’est pas une finalité fatale et les derniers des branleurs en sont les témoins-victimes consentis. C’est un roman tout aussi percutant que hallucinant. Vincent Mondiot explore ces territoires inconnues qu’est l’adolescent et le pré-adulte. Les confins des esprits sont décortiqués, étudiés. Les réponses arrivent souvent d’une manière désordonnée et inadéquate mais elles fouettent les âmes de ces jeunes. Le désœuvrement est contrebalancé par ces idées tordues et alambiquées qui font sourire. Il y a ce quelque chose de Rock’n’roll, d’étourdissant et d’euphorisant qui empreint ce roman ado. Et la cerise sur le gâteau : ce narrateur omniscient qui éclaire notre compréhension sur des personnages furtifs ou alors ces situations incongrues, dans la marge. Et c’est un pur délice et totalement atypique et pour cela je dis un grand OUI ! Au vu des portraits et des traits de caractère de chaque personnage, il vous est offert de vous identifier à qui vous le souhaiter. Personnellement, j’adore ce trio improbable tout simplement car ils ne rentrent dans aucune des cases dictées par la société et c’est un beau pieds-de-nez. J’ai tout de même ma préférence pour Tina, jeune immigrée d’origine africaine, qui toute seule affronte la France et ces codes. Surdouée, pragmatique et adorable, Tina a la tête sur ses épaules. Elle pourrait faire de grandes études mais la réalité elle a su l’aborder avec réalisme et se tourne rapidement vers un métier manuel. Tina est la douceur incarnée et un esprit ouvert et la cœur sur la main, bravant les interdits pour ses branleurs adorés.

 

Un grand bravo pour ce roman ado d’un réalisme touchant où l’onirisme n’a pas sa place tout autant que la cruauté d’une vie irréalisable. Incisif, Vincent Mondiot aborde avec tact ce entre-deux temps où la réalité peut choquer. Rassurant Vincent Mondiot donne cette chance souvent manquante à ce peuple méprisé d’une génération de branleurs.

 

Les branleurs ne sont pas ici considérés comme une sous couche de la population étudiante. Au contraire le branleur est souvent imaginatif et créatif, à vos risques et périls !

 

Un roman ado à offrir et à découvrir !

 

Le monde ne se terminera jamais. Tant que Chloé aura ses amis, les gens qu’elle aime, le monde ne se terminera jamais. C’est à ça que ça se résumé, finalement, non ? Les gens qui nous ont touchés, ceux qu’on a touchés. C’est ça, le monde. Est-ce qu’ils se souviendront de nous ? Est-ce qu’on se souviendra d’eux ? Qui a eu un impact sur qui ? Qui a été qui ? Ouais. Genre, toute cette merde. C’est ça, le monde.

 

Une chronique de #Esméralda.

LES MEREVEILLEUSES, un roman de Nathalie Longevial.


Une légende orientale raconte qu’un ruban rouge unit toutes les personnes qui doivent se rencontrer au cours de leur vie. Le fil s’emmêle, se tend, il peut faire vingt fois le tour de la terre, il s’étirera toujours suffisamment pour permettre la rencontre.
C’est une longue traversée qui débute pour Alexandre, Mathilde et Tien Sinh avant qu’ils ne trouvent chacun l’extrémité du fil rouge.
Dans Les Mèreveilleuses, il est question de maternité, d’abandon, d’adoption, de loyautés, de légitimité, de parentalité et de famille. Mais surtout, il y est question d’amour.

Dans la vie il y a ces évidences souvent éphémères, parfois uniques et universelles. Elles débutent d’une rencontre fugace devenant ce souvenir éternel. Pour Mathilde cet état de conscience éclate lors d’un voyage. Comme une évidence suprême, l’adoption devient le projet dans lequel elle s’y jette corps et âme.
Nathalie Longevial dépeint ici avec une frénésie touchante ce long parcours qu’est l’adoption. Au travers de doutes, des espoirs de Mathilde, elle explore l’ambiguïté, l’intensité de ce parcours hors du commun. De l’autre côté, nous suivons la vie du petit Tien Sinh, orphelin et en situation de handicap. Une enfance teintée de malheurs mais qui tentent de s’effacer et de s’atténuer au fil des mois, au fil de ces farces, de ces rires perdus, de ces aventures. Pas à pas, au rythme des mots, les tableaux se complètent. Tristesse, joie, euphorie, abandon, doute, question tout autant de touches qui les parfont. Ce fil rouge se tend, se perd, s’embobine, fait des détours, et arrive après d’interminables mois à ce qu’il aspire.

 

Nathalie Longevial rend un hommage vibrant et touchant à toutes ces personnes qui ont choisi cette voie, et elle donne espoir à ces petites mains tenant ces fils.

 

J’ai beaucoup apprécié la teneur de ce roman sans contexte puissant et bouleversant. J’ai cependant regretté ces longueurs où les émotions ont eu tendance à me faire suffoquer.

 

Une chronique de #Esméralda.

CHAOS INTIME, un roman de Eric Roig.


Alex entendit dans sa tête un grondement particulier, assez proche du fracas produit par une collision. Sa vie lui explosait en pleine face. Ce bruit ne se prolongea pas comme une série de coups, mais telle une seule et longue déflagration. En quelques heures, il venait de perdre la totalité de ce qu’il avait construit en toute une vie.
Il éprouva une sensation de vertige, de tourbillon. Son existence basculait inexorablement à cause d’une vraie furie. Une femme avait provoqué ce violent chamboulement. Elle l’entraînait à plonger les pieds joints dans l’inconnu. Une peur intense naquit dans son esprit et l’envahit. Ce saut sera un aller simple pour la plus fabuleuse aventure qu’il puisse rêver. Au fond, qui était-il véritablement derrière son masque d’argile ?

J’étais loin de m’attendre à ce genre de roman d’aventure. Des péripéties en veux-tu en voilà et un personnage totalement incompatible à cet univers et pris dans cet engrenage malgré lui.
Alex est un homme sans histoire. Directeur d’une banque, propriétaire d’un bel appartement, fiancé à une femme issue de la bourgeoisie, seul son pêché mignon le poker fait un peu tâche. Ce n’est pas un homme ambitieux au-delà du raisonnable, sa simplicité est charmante. Sa vie est un long fleuve tranquille sans vague. Seule entorse, le poker auquel il s’adonne de temps à autre. Convié dans un hôtel miteux d’un quartier louche, Alex touche le jackpot : beaucoup d’argents et une prostituée dont il s’en serait passé. Alex n’est clairement pas un homme à femme, mais difficile de lui résister. Une nuit magnifique préambule de gros changements. Effectivement cette jeune demoiselle est la source de gros ennuis. Embarqués dans cette mauvaise aventure, Alex voit son monde voler en éclat. Au-delà de ce chaos, c’est sa manière d’appréhender la vie qui va évoluer. D’un homme introverti, il va s’épanouir au côté de la belle prenant des risques inconsidérés. Mais ceux-là en valent largement le coup. Un duo improbable du style Bonnie et Clyde.

 

Eric Roig met en avant dans son roman l’aventure. Ses personnages n’ont rien à voir avec le grand banditisme mais par la force des éléments ils vont y être confrontés. A contrario, tout au long de leur road trip ils rencontrent de merveilleuses personnes. Une bande de clown, un chauffeur étourdi, une ribambelle de saltimbanques qui illuminent leur voyage. Se fiant à leur bonne étoile, leurs nombreux plans se soldent d’une manière inattendue. Un roman où bon nombre de rebondissements fleurissent. Une histoire de vengeance s’agrémente à cela ainsi que des retrouvailles bouleversantes. Un roman qui se lit d’une traite grâce à l’action omniprésente. Je regrette parfois l’absence de développement notamment au niveau des ressentis des personnages. Un roman dont l’action évolue dans un cadre où il manque des surprises et du punch.

 

Une chronique de #Esméralda

LE VIEUX AU CŒUR FROID, un roman de Jim Nisbet.


Un sans-abri qui vit sous la culée d’un pont, accro à la vodka martini, tueur à gages pour de l’argent qu’il dépense aussitôt en beuveries, dialogue en permanence avec son double imaginaire : l’intelligence financière – chantre du capitalisme libéral et débridé. Avec pour toile de fond les plages, les bars et les rues sombres de San Francisco, un roman raconté à une vitesse folle d’une voix bravache.
La plus belle oeuvre de Jim Nisbet à ce jour, rappelant Jim Thompson au meilleur de sa forme et Tarantino au plus irrévérencieux. Une lettre d’amour dure et tendre aux bas-fonds d’une ville, une histoire de suspense brute et cocasse, qui ne vous laissera pas indifférent. Jim Nisbet a écrit ce livre à l’apogée de la crise des subprimes. S’il était alors fou de rage et impuissant face à la crise, il était également lassé des clichés propres au roman noir, au polar et au thriller. Le roman est donc né de l’idée de rompre une fois de plus avec ces codes, davantage encore que dans ses livres précédents, notamment le dernier publié : Petit traité de la fauche. Ce qui donne un texte singulier, où les dialogues entre le personnage et son double imaginaire s’entremêlent, de la même façon qu’ils font partie intégrante du récit. Ce roman est un tour de force. Mystery People Magazine Et puisque je parle de San Francisco, je dois mentionner Jim Nisbet, auteur de romans noirs qui vont là où peu d’écrivains osent voyager […] Laissez-moi vous dire que seul Nisbet a pu s’en tirer avec deux monologues intérieurs non-stop dans la tête d’un tueur à gages sans abri, schizophrène et accro aux martinis […] des accents d’humour noir et suffisamment de suspense pour vous faire lire ces pages en une seule fois. ZoomStreet. Nominé par les lecteurs de SpineTingler pour le prix 2013 du meilleur roman. Staff Pick ! City Lights Books.

La quatrième de couverture en jette et promet un bon moment de lecture. Dès les premières lignes j’ai su que j’allais avoir beaucoup de mal à me faire au style narratif et j’allais devoir ramer pour arriver au point final. En règle général il m’en faut énormément pour baisser les bras et laisser tomber une lecture. Mon entêtement et moi, nous nous sommes motivés. LE VIEUX AU CŒUR FROID est un flop pour moi.
Dès les premières lignes nous sommes mis dans l’ambiance où plutôt dans la tête de ce clochard accro aux martinis et accessoirement pour survivre à l’argent qu’il compte sans cesses en nombre de martinis. Une étrange rencontre qui j’espère évoluera vers le meilleur. Le monologue prend rapidement de la vigueur rendant le style narratif rythmé. Ce personnage n’a rien de sympathique, dénigrant à tout va la société et ses travers. Humour noir garanti auquel je n’ai pas été sensible. Atmosphère étouffante au point de devenir aussi dingue que le héros en guenilles qui se trouve une passion pour le meurtre qui se traduit en nombre de martinis bus. La limite entre la réalité et l’irréalité est très flou, au point qu’il est difficile de s’imprégner de l’histoire. Je suppose que l’auteur dépeint une société moribonde pressée par la société de consommation. Malheureusement je n’ai été en rien sensible. Je suis passée à côté de cette lecture qui n’était vraiment pas faite pour moi. Je vous invite à découvrir sur Amazon des avis très très positifs.

 

Une chronique de #Esméralda