DES NOCES À L’ÉCOSSAISE, une romance historique de Laura Black.

ROMANCE HISTORIQUE

Éditions Harlequin – Collection Victoria


Écosse, 1795
Pour sauver son père et sa tante de la misère, Prudence est prête à tout. Tout, y compris quitter sa paisible vie de recluse pour lier son destin à celui de Zane Mac Fergall, richissime séducteur écossais, qui semble lui aussi contraint à cette alliance pour régler les dettes de jeu de son lord de père. Un homme qui, sous ses dehors taciturnes, se sacrifie lui aussi pour les siens. Et qu’il devient dès lors plus difficile de tromper de la plus malhonnête des façons…
Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
368 pages
Disponible au format numérique et poche


MON AVIS

DES NOCES A L’ÉCOSSAISE est le second roman de Laura Black que je lis. Cette fois ci, elle m’a embarquée au cœur de l’Écosse de la fin du XVIIIeme siècle. Les Highlands n’existent plus et les clans se sont vus donner des terres et ont été attribués aux lairds des titres. La société n’a subit que  que de rares changements. Les femmes de la haute société sont toujours dévolues au rang d’objets (mariages convenus et marchandés, maîtresse de maison, épouse docile …).

 

Et c’est cela que va vivre Prudence. Issue de la haute bourgeoisie, Prudence est mise au banc de la société dès son plus jeune âge pour des raisons qui lui échappent dès lors. Elle grandit auprès d’une tante et d’une autre jeune fille recueillie par cette dernière. Elle ne manquera de rien. Mais dès que son père apparaît, elle ne doute pas que les ennuis ont suivis. Effectivement, elle se voit proposer un mariage arrangé et qui mettra hors de danger sa tante.

 

Les deux parties concernées ont beaucoup de choses à gagner tant que les conditions soient respectés. Mais il se pourrait que l’amour change toutes les règles et que plus rien ne compte !

 

Cette romance historique s’intéresse énormément aux mœurs et à la société écossaise qui est très démunie et où l’exode de la population est du à la pauvreté. La condition des femmes est également un point fort de cette romance où celle-ci est contrebalancée par la présence de femmes dont le caractère est prononcé. Laura Black nous plonge au cœur d’un monde sans foi ni loi. Un monde cruel, violent où les manipulations diverses contrecarrent l’histoire d’un couple en devenir lié par une certaine méfiance, confiance, passion et amour. J’ai beaucoup apprécié cette lecture jalonnée de rebondissements et d’actions en tout genre. Les personnages sont hauts en couleur et nous offrent des échangent très vifs. Une plume à laquelle il est facile de s’accrocher et qui nous offre un joli moment de lecture.

 

L’OUBLIÉE DE THORNWOOD, une romance historique de Audrey Perri.

ROMANCE HISTORIQUE

Éditions Harlequin – Collection Victoria


Londres, 1885
Des missives  disparues ? Esme n’en croit pas un mot. Pourquoi Victor Hadden –  l’homme qu’elle a autrefois aimé, avant qu’il fasse d’elle la risée de la société  – ne peut-il la laisser profiter du bal entre les bras du séduisant Richard Thorne, au lieu de prétendre lui avoir écrit de nombreuses lettres  ?
Qu’a-t-il donc à la tourmenter, alors qu’elle a eu tant de mal à mettre en sommeil ses sentiments pour lui ? Esme a bien le droit de goûter au bonheur, après six ans de sacrifice à veiller sa sœur désormais disparue… Et ce n’est pas Victor, aussi déstabilisant soit-il devenu dans son costume de riche négociant, qui détruira son bonheur une fois de plus  !

 

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
320 pages
Disponible au format poche et numérique

 

 


MON AVIS

Esme a passé six années de sa vie à prendre soin de grande sœur malade. Six années loin de la société londonienne, loin de ses rêves de faire un honorable mariage et de fonder une famille. Esme n’en a jamais voulu à sa grande sœur, sa place était auprès d’elle. A la mort de cette dernière, cette épreuve fut une terrible onde de choc. Le deuil, reprendre la vie semblent à Esme insurmontable. Alors quand elle voit son beau-frère revenir des semaines après l’enterrement de sa femme accompagnée, son sang ne fait qu’un tour et la tristesse la submerge. Les souvenirs sont aussi futiles qu’une feuille morte. C’est dans un état d’esprit morose qu’elle rejoint sa tante à Londres. Un long chemin de pénitence l’attend et sa tante mettra un point d’honneur à faire sortir Esme de cette léthargie invivable. Esme est une jeune femme plein de charme, de détermination et loin d’être futile. Par l’entremise de sa tante, elle s’intéresse au monde, à la lecture. Lorsqu’elles sont conviées à un repas, le passé va rattraper Esme.

 

Elle n’a jamais pu oublié Victor. Le beau Victor qu’elle a le plaisir de rencontrer lors d’une cure thermale. Victor est un jeune homme sensible, courtois, gentleman, intelligent et qui n’a guère prêté attention au léger handicap d’Esme. Jusqu’à qu’elle le prenne par surprise au cœur d’une discussion sensible. Depuis ce jour là, les années se sont écoulées sans aucune nouvelle. Le revoir est un choc mais elle ne se laissera pas séduire à nouveau. Son attention est dirigée vers un tout autre, Richard Thorne. De nouveau admise dans la haute société, Esme laisse les mauvais souvenirs s’évaporer et se prend au jeu.

 

Nous sommes ici fin du XIXeme siècle où les mœurs de la haute société londonienne sont toujours d’actualité. Les bals, les rumeurs, les on-dits façonnent encore les femmes qui n’ont pas toujours une place privilégiée. Ces dernières sont toujours choisies selon son rang et elles n’ont quasi aucun droit. D’ailleurs on découvre tout au long de cette romance historique que quelques femmes osent s’associer pour combattre et donner leur chance aux femmes les plus misérables. Esme est considérée comme une vieille fille vu son âge et les chances de se trouver un mari sont très minces. J’ai beaucoup apprécié les aspects de chaque personnalité, le contexte de la société et les quelques rebondissements qui jalonnent l’histoire. Une jolie romance où la femme est en son centre.

 

COURTOIS CHEVALIER … OU PRESQUE, une romance historique de Christina Dodd.

ROMANCE HISTORIQUE

Éditions Harlequin – Collection Victoria


Angleterre, 1485
Bannie de la cour de Henri VII, objet des plus viles rumeurs qui lui attribuent la naissance d’un enfant illégitime, Lady Marian a pris l’habitude de cultiver le silence pour protéger le tout jeune Lionel, ainsi qu’elle en a fait la promesse au précédent souverain.
Pourtant, face à Griffith –  preux chevalier qui a mis son âme en émoi dès le premier regard  –, elle sent ses défenses faiblir. Même lorsque la prudence exige qu’elle tienne cet inconnu à distance pour mener à bien sa mission…  

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
464 pages
Disponible au format poche et numérique


MON AVIS

Lady Marian a fui la cour du roi Henri dès la naissance de son fils. Se réfugiant auprès de son père sur ses terres. Lady Marian vit ainsi depuis deux longues années où elle a du faire face à sa situation. Élever un bâtard au cœur d’une société ultra patriarcale est loin d’être une sinécure. Mais Lady Marian a en elle l’audace et le courage pour faire face à toutes les épreuves qui se présenteraient à elle. Maniant l’épée avec avidité et maîtrise, elle met à genoux tout homme qui l’importune. Elle tire cette force du plus profond de son être et cette hargne ne serait s’éteindre.

Griffith est un chevalier (écossais) à la solde du roi Henri et qui a pour mission de remettre un pli à lady Marian. Leur première rencontre est quelque peu mouvementée et voire violente. N’étant pas un homme facilement déstabilisé par une certaine rousse, Griffith va devoir faire preuve d’un flegme pacifique afin d’amadouer la belle et de la protéger selon les désirs du roi. Griffith est sans contexte la caricature parfaite du bel écossais : rude, bourru, parfaitement bâti, charmant quelque fois, courtois de temps en temps, séducteur et affable de beauté et surtout doté d’une puissance infaillible. La belle rousse est une jolie anguille insaisissable surtout lorsqu’elle décide fréquemment de prendre la fuite.

Cette romance historique est placée sous le signe de nombreux rebondissements, de manipulations et de sournoiseries. Les aventures sont nombreuses et ardues ne laissant aucun répit aux personnages. L’intrigue est très bien ficelé malgré le fait que les soupçons se confirment rapidement, il est agréable donc de découvrir le déroulé vers le final tonitruant. Une plume addictive qui met en avant les mœurs de l’Angleterre du XVe siècle et les conditions de vie. On voit rapidement que le peuple est divisé en deux : soit pauvre soit riche. La condition des femmes est en règle générale toujours la même, malgré une héroïne courageuse, défiant toutes les règles et n’hésitant pas à se rebeller à la moindre occasion. Une romance qui a du punch sur fond historique où les personnages n’ont de cesse de surprendre. Bien évidemment l’amour et la passion s’installe mais pas de la manière dont on penserait en premier. Vous verrez qu’il est bien difficile de dompter une femme affirmée et que le bel écossais a du souci à se faire.

Une romance historique avec une intrigue sensible et des personnages haut en couleur. A découvrir !

NOCES VIKINGS, une romance historique de Aurore Dumas.

ROMANCE HISTORIQUE

Éditions Harlequin – Collection Victoria


Angleterre, 837
Alors que la dernière attaque des guerriers du Nord remonte à plusieurs années, le royaume de Wessex est de nouveau troublé : les Vikings assaillent Winchester, lieu où Emma – désormais jeune novice dans le couvent qui l’a recueillie – vit sous la protection d’Aegina, la belle-fille du roi Egbert. Quelle n’est pas sa surprise quand elle découvre que
Harold de Mercie, l’homme qu’elle refuse d’épouser sous la contrainte, ne semble pas étranger à la venue des envahisseurs sur leur territoire…

 

Ma note : 3,5/5
Nouveauté 2021
434 pages
Disponible au format poche et numérique

 


MON AVIS

Emma n’avait que ce jusqu’à ce jour funeste, sa seule tante. Les vikings ont massacré toutes les femmes du couvent et mis le feu à ce dernier. Emma a juré devant Dieu de se venger quoiqu’il lui en coûte. Recueillie par Dame Aegina, Emma intègre la cour avec une certaine appréhension. Vite prise sous l’aile d’Aegina, Emma découvre les us et coutumes de la cour. Elle s’épanouit malgré un sentiment toujours ambivalent envers les vikings. Mais la cours a son lot de surprises, de convoitises, de mensonges et de manipulations. Surtout lorsqu’elle fait la connaissance de Harold de Mercie qui est loin de lui être étranger et surtout lui rappelle une terrifiante soirée. Malgré ses répréhensions, Emma se voit obligé d’accepter d’épouser ce malhonnête homme. Elle compte bien assouvir son besoin de justice et ce n’est certainement pas l’arrivée de vikings prenant d’assaut le château qui l’obligera à changer ses plans.

 

Emma est une jeune femme dont son courage est à la hauteur des plus valeureux chevaliers. Intelligente et raffinée, elle n’hésitera pas pourtant à prendre les armes et à combattre. Son entêtement est à la hauteur de sa beauté qui ne lui empêchera pas de braver l’interdit et le sang.

 

Aegina et Harold de Mercie sont des personnages très ambivalents qui vont jouer avec la patience d’Emma. Leurs comportements étranges seront à l’origine de quelques complots.

 

Aurore Dumas signe une romance où l’aventure est de rigueur tout du long. Par ailleurs, l’amour et la passion s’infiltreront peu à peu mais aura véritablement voix à la fin du livre. Les sentiments explosent de toute part mais celle qui prédomine est sans aucun doute celle de la vengeance. Un roman de cape et d’épée version vikings contre anglais. L’histoire ne manque pas de rebondissements et tient en haleine tout du long. Une plume captivante qui nous invite au cœur des mœurs de cette société. Je regrette l’absence de menus détails que j’aime retrouver dans les romances historiques. Si le cadre, l’atmosphère, les us et coutumes, les toilettes et les enjeux historiques sont respectés, il n’en reste pas moins que j’aime trouver de l’inédit référent à cette période de l’histoire. Les personnages sont atypiques et loin d’être lisses. Malgré l’obéissance absolue que doivent les femmes envers les hommes, elles trouvent tout de même le moyen de faire entendre leur voix, objections et leurs désirs.

 

Somme toute, une agréable lecture en compagnie de vikings loin d’être arrogant !

QUAND LA FLAMME S’ÉVEILLE, une romance historique de Julia London.

ROMANCE HISTORIQUE

Éditions Harlequin – Collection Victoria

Série Royales Alliances – Tome 3


Londres, XIXe siècle
Trois ans de ragots et de délicieuses rumeurs en tous genres. Trois ans que Hollis occupe son quotidien de jeune veuve en cultivant le scandale dans la gazette que son défunt époux lui a léguée. Pourtant cela ne fait pas son bonheur…
Et si, pour une fois, elle rendait service à la société en dévoilant les méfaits du mystérieux et séduisant Marek Brendan, prince héritier du royaume de Wesloria ?

 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
439 pages
Disponible au format numérique et poche

 


MON AVIS

Holis, rédactrice de la gazette créée par la famille de son défunt mari, se prend au jeu de décortiquer la politique et les potins de Londres avec un certain humour qui ne plaît pas à certains messieurs. Holis est au courant de tout et aime laisser traîner ses oreilles aux aguets d’informations croustillantes. Londres est au cœur de discussions animées qui tentent néanmoins de trouver un terrain de paix entre deux pays en guerre depuis de nombreuses années. Grâce à son entourage est au fait des avancées de ce traité de paix mais la rencontre avec Marek Brendan va changer la donne.

 

Marek est un homme discret mais dont la connaissance des dossiers sur l’économie du pays, en autre, dépasse largement des prérogatives. Marek n’aime pas la compagnie et trouve dans la solitude une bonne compagne. Mais la rencontre avec Holis va changer son point de vue. D’abord elle va l’inquiéter, puis l’intriguer et puis le subjuguer.

 

Une rencontre qui va les porter sur le chemin de la découverte et d’une enquête intrigante.

 

Comme tous les livres de cette saga, ils peuvent se lire indépendamment si vous n’avez pas peur d’être confrontées à un nombre incalculable de personnages que vous ne connaissiez pas d’avance. Et c’est le point essentiel qui m’a gêné tout au long de ma lecture. Beaucoup trop de personnages secondaires dont l’action est rapide et ne dure pas tout au long de l’histoire. Pour moi, il est dérangeant d’avoir à faire tout au long d’un roman, quel que soit le genre d’ailleurs, à une flopée de personnages dont il m’est impossible de me souvenir. C’est agaçant. Cette romance historique n’a d’historique, peut-être, que le cadre de la société anglaise du XIXe siècle, notamment concernant la place des femmes dans cette société. Donc ce tome est le mixage d’un gentil roman policier et d’une belle romance. Les éléments mettent du temps à se mettre en place puis d’évoluer pour un final rapide est sans réel surprise. Cette romance ne répond pas à mes critères, certes exigeants, que j’aime découvrir au cours de mes lectures de ce genre. Certes la plume de l’auteure est captivante mais cela n’aura pas suffi pour me convaincre.

 

SUR ORDRE DU HIGHLANDER, une romance historique de Johanna Lindsey.

ROMANCE HISTORIQUE

Éditions Harlequin – Collection Victoria


Écosse, 1541
Le devoir exige d’elle, joyau du clan Fergusson, qu’elle consente à une union pour sauver les siens. Sheena ne peut taire son indignation. Pourquoi devrait-elle se sacrifier et devenir la promise de Jamie MacKinnion, l’homme le plus redouté des Highlands, alors même qu’on le retient dans les geôles de la Tower Esk ? Il suffirait de si peu pour que ce dangereux pilleur de fermes et semeur de mort disparaisse…

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2021
368 pages
Disponible au format numérique et poche

 


MON AVIS

Malgré une entente entre les deux clans, la paix aura été de courte durée. Des corps ensanglantés et des fermes brûlées, il n’en fallut pas plus à Jamie MacKinnion pour déterrer la hache de guerre et attaquer. Chaque raid sera puni dans le sang et la folie. Le jeune Jamie est prêt à tout pour protéger les siens et les venger. Foi de Highlander !

 

Sheena est l’aînée de la famille. Son caractère, son entêtement font la fierté de son père qui n’a jamais joui de son pouvoir de patriarche sur sa fille qu’il couve avec soins. Sheena est une jeune femme aussi ensorcelante que vigoureuse. Son tempérament de feu la met toujours dans des situations délicates. Le mariage sera fait selon son désir. Un mariage d’amour pour sûr. Un mariage où elle aura sa place et son mot à dire.

 

Alors lorsqu’on lui impose gentiment de se lier à MacKinnion retenu dans la geôle du château, c’est la goûte d’eau qui fait exploser le volcan. Elle est prête à tout tant que cette union ne se fera pas. Prête à tout même à l’exil.

 

Sheena et Jamie, leur histoire est trépidante et totalement addictive. Johanna Lindsey nous plonge dans une romance historique captivante. On y retrouve tout ce qui a aspect aux modes de vie des highlanders avec leurs traits de caractères spécifiques. Un côté, un monde sauvage, destructeur, et de l’autre, un monde bien plus doux mais volcanique. Il y a sans cesse de l’actions et des rebondissements. Les joutes verbales sont fréquentes et j’adore ce petit jeu du chien et du chat initié par les deux héros. Il y a du punch, de l’aventure, une intrigue, de la passion, de la haine, de l’amour. Alors dit comme cela, cette romance historique semble le parfait cliché que l’on retrouve dans cet univers particulier. Oui, mais, non ! Cette romance est si intense que franchement il est difficile de s’en défaire. Il y a ce petit truc qu’insuffle Johanna Lindsey qui rend l’histoire unique et irrésistible.

 

Une excellente découverte dont je sors conquise. Un univers comme je les aime avec tout autant d’éléments qui parfont une romance épique et sans temps mort.

 

LE LYS ET LE CROISÉ, une romance historique de Penny Watson Webb.

ROMANCE HISTORIQUE

Éditions Harlequin – Collection Aliénor

Tome 1


Reims, 1180
Ysance est plus que jamais déterminée. Si elle a trahi le chevalier Amaury de Tonnerre c’était uniquement pour obéir aux ordres de la reine mère Adèle de Champagne. Qu’aurait-elle bien pu faire pour s’opposer au pouvoir, elle, l’orpheline et bâtarde,
élevée à contrecœur par son oncle ecclésiastique ? Pourtant, elle ne peut se résoudre à laisser Amaury périr dans les geôles royales, même si son évasion lui coûte de confesser la vérité…

Ma note : 3,5/5
Nouveauté 2021
368 pages
Disponible au format  numérique et poche
 

MON AVIS

Penny Watson Webb nous plonge au cœur du XIIe siècle. Un Royaume de France divisé où l’Église règne en maître quant aux décisions prises.

 

Ysance est une bâtarde. Ni mère ni père, seul son oncle ecclésiastique à la botte de la reine mère Adèle de Champagne, veille quelque peu à son bien-être. Ysance gravite autour de la reine mère en tant que dame de compagnie. A 16 ans, la jeune fille s’est écrire,  lire et jouer de la lyre. Sa beauté et son intelligence vont lui valoir quelques désagréments surtout lorsqu’on lui exige de jouer les espionnes et de récolter des éléments qui vont à l’encontre du Roi Philippe, le fils de la reine mère. Piégée, elle ne peut que se soumettre aux ordres et aux exigences de son oncle qui l’enjoint à rejoindre la cour du Roi Philippe et de sa future épouse. Ysance est mal à l’aise mais elle n’a plus de choix. Alors quand elle trahit le seul chevalier lui ayant témoigné une grande sympathie et qui lui a donné son premier baisé, elle s’en mord les doigts. Une machination qui dépasse tout entendement la pousse à commettre un acte impardonnable et licencieux. Elle est prête à tout pour se faire pardonner et malgré les conséquences qu’elle devra surmonter, elle ne peut guère envisager de voir son chevalier moisir dans une cellule.

 

Amaury de Tonnerre connaissait tout de ces agissements, mais il n’a pas su résister à la belle Ysance. Alors quand face à lui, elle commet la faute de mentir sur des agissements ne venant pas de lui, c’est la haine qui a pris le dessus. Une haine viscérale qu’il portera en lui pendant de nombreuses années. Une haine violente dont il ne se débarrassera jamais.

 

Penny Watson Webb fait partie de ses autrices françaises que j’aime lire. Elle nous propose ici une romance historique bien différente des précédentes. Une romance où la violence et le rejet sont omniprésents. L’aspect historique est toujours mis en valeur. Les descriptions des décors, vestimentaires et autres sont relativement efficaces et nous plongent dans une ambiance qui tend à se rapprocher d’une certaine réalité, même si cela reste de la fiction. J’apprécie toujours autant le fait que l’autrice ancre son histoire autour de faits réels avec des personnages qui ont réellement existé. C’est un point qui me semble essentiel pour une romance historique. Outre la violence, l’autrice défend l’amour avec force et hargne auprès d’une héroïne malmenée mais qui fait preuve d’un courage incommensurable. L’aspect des croisades est à mes yeux que légèrement exploité. Il est vrai que j’en attendais davantage sur ce point ci, mais il fait juste figure d’un prétexte pour l’histoire. Je sors de cette lecture avec un sentiment mitigé concernant surtout la violence qui transparaît. Les protagonistes de l’histoire sont à la fois rustres et tendres, emprisonnés dans un monde où tout est contrôlé et la survie ne tenant qu’à des manipulations. L’amour est timide tout au long du roman. J’ai hésité à lire le tome 2, mais j’avoue qu’à la lecture du résumé et des personnages, je me suis laissé convaincre.

 

Le lys et le Croisé est une romance histoire sombre au cœur du Royaume de France où complots ne riment pas avec amour et que les combats sont discontinus.

 

 

LE FEU DES FORGES, une romance historique de Penny Watson Webb.


Norvège et France, 909
Jodelle a toujours tenu à son indépendance. Mère, amante hors des sacrements du mariage et forgeronne à Lisieux, elle possède un caractère aussi volcanique que son activité. Aussi, face aux hommes de Rollon, le terrible Viking venu occuper les terres cédées par le roi Charles, elle est bien déterminée à résister en fabriquant des armes pour tous les villageois. Jusqu’à ce qu’on lui amène un guerrier du Nord blessé, un homme aussi vulnérable que troublant, qu’elle ne peut se résoudre à condamner…

Penny Watson Webb fait partie de mes auteures favorites de romances historiques et française. Des histoires où les détails ont leur importance et où tous les aspects de la société mis en exergue sont respectés. Des recherches minutieuses qui apportent une touche non négligeable et que j’aime retrouver dans mes lectures.
Direction ce qui est de nos jours la Normandie, territoire cédé aux Vikings au cours de l’an 909 par le roi Charles, alors roi des Francs. Ainsi Paris sauvé de la barbarie du peuple du Nord, ces terres sont données dans le but premier de faire barrière à d’autres envahisseurs.
Les hommes jusqu’alors sous le pouvoir de Rollon prêtent allégeance au Roi Charles. Les jarls deviennent ainsi des duc chassant de leurs royaumes les anciens dirigeants.

Lisieux est une bourgade paisible où les maîtres sont à l’écoute des habitants. Jodelle est la maîtresse forgeronne. Veuve par deux fois, elle considère sa liberté comme acquise et ce n’est pas son nouvel amant, père de son futur enfant, qui lui dictera sa vie malgré tous les bons sentiments qu’elle ressent pour lui. Alors que les vikings sont en route pour prendre possession de leurs nouveaux biens, les seigneurs du château ne peuvent pas se résoudre à quitter les lieux. C’est arme au poing qu’ils les reçoivent. La défaite est là dans le sang. Le seigneur du château est abattu, les gens du village réfugiés dans les grottes avoisinantes attendant les nouvelles du château sont transis de peur. En guerriers victorieux, les viking partent à leur recherche. Jodelle ne peut pas se résoudre à être sous la coupe des barbares et s’enfuit avec sa grande fille et son fils. Rattrapés par les barbares, elle fait la connaissance de Rurik et son fils. Une rencontre aussi  violente que déstabilisante prémices de longues journées angoissantes.

Jodelle est une femme sûre d’elle et qui ne veut pas se laisser marcher sur les pieds. N’ayant pas sa langue dans sa poche et vivant comme une pécheresse, elle n’est pas très apprécié des gens du village. La tranquillité et le bien-être de ses enfants sont son unique préoccupation. Ils sont tout pour elle et elle est prête à tous les sacrifices pour leur sécurité et leur sérénité, même à accepter de devenir l’épouse du barbare qui a décidé qu’elle, ses enfants, sa maison et sa forge seraient à lui dorénavant.

Rurik est une force de la nature. Considéré par les siens comme étant un bersek, il est tout aussi craint que respecté. Main droite du nouveau duc qui est autre que son meilleur ami, Rurik est à l’aise pour dire ses pensées telles qu’elles sont. Sous cette carapace de dur à cuire, se cache un homme blessé par l’assassinat de sa femme et de son fils. A l’écoute, attentif aux dires de sa nouvelle femme, il a une sacrée patience et la main sur le cœur. Un homme loin d’être orgueilleux ou égoïste, il est prévenant. Au contraire, Jodelle est une femme au caractère alambiqué. Elle désire tout autant quitter ce nouveau foyer imposé mais elle est retenue par ses enfants. Ce n’est pas un personnage auquel je me suis attachée. Son caractère parfois excessif m’a fait grincer des dents même si cela est compréhensible par sa situation.

Rurik et Jodelle, c’est toute une histoire aussi complexe que passionnante. Entre leurs obligations respectives, leurs us et coutumes, leurs désirs et leurs convictions, ce duo est explosif. Une intrigue s’installe tout au long de l’histoire qui dans un premier temps ternira leur relation naissante.

J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère associée à cette romance historique. D’un côté les vikings avec leurs bagages et de l’autre les habitants du village qui doivent s’adapter à leur nouveau environnement. Les détails du quotidien et de la société sont une mine précieuse pour l’amatrice d’histoire que je suis. Penny Watson Webb les met parfaitement en avant et elle ne laisse rien au hasard. Une romance historique époustouflante par cet aspect historique, addictive grâce à ce scénario haletant et captivant grâce aux personnages quelque peu turbulents.

Un nouveau sans faute pour l’autrice !

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site des éditions Harlequin

… mes avis sur d’autres romances historiques de Penny Watson Webb, clique sur les photos pour les découvrir.

La chronique des Bridgerton, tome 2 : Anthony de Julia Quinn

Romance historique – Réédité le 6 janvier 2021
Editions J’ai Lu

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony veut se ranger ! Et il sait ce qu’il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l’amour est subalterne dans le couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, c’est donc elle qu’il épousera, et l’affaire sera réglée. Sauf que la demoiselle a une sœur dont l’influence est primordiale. Or, Kate Sheffield oppose son veto : un débauché comme Anthony n’est pas un parti convenable pour Edwina. Ce dernier est offensé. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu’il est irrésistible !


L’avis de #Lilie : Oyé, oyé chers lecteurs et chères lectrices, votre dévouée chroniqueuse poursuit sa découverte des membres des Bridgerton et va vous parler aujourd’hui du chef de la famille, Anthony ! Un peu fébrile avant de commencer ce tome, j’ai été totalement conquise par ce personnage ambivalent et si secret.

Anthony est l’aîné de la fratrie Bridgerton. Devenu le chef de famille après la mort de son père, il prend très à cœur ce rôle. Néanmoins, pour des raisons qui lui sont propres, il a mené, pendant longtemps, une vie de Libertin, devenant ainsi le célibataire le moins accessible de Londres. Pourtant, après le mariage de sa sœur, il décide qu’il est temps de se ranger et décide de se trouver une épouse. Il jette son dévolu sur Edwina Sheffield, le joyau de la saison. Le problème, c’est que pour l’atteindre, il faut convaincre sa grande sœur Kate, également célibataire et vivant dans l’ombre de sa cadette. Entre les deux, il y aura de l’électricité dans l’air et tout ne se déroulera pas comme ils l’auraient souhaité… Anthony arrivera-t-il à trouver une épouse et à vaincre ses angoisses ? Kate changera-t-elle d’avis sur Anthony ? Pourquoi est-elle si réticente à l’idée qu’il épouse sa sœur ? Et lui, pourquoi prend-il de plus en plus plaisir à passer du temps avec Kate ?

On avait déjà rencontré Anthony dans le tome 1 puisqu’il était le chaperon de Daphné et l’ami du Duc. Très protecteur, soucieux de sa famille, il a aussi un côté très angoissé que je n’avais pas perçu précédemment. Ici, on se rend compte qu’il se pose beaucoup (trop?) de questions et qu’il n’est pas l’homme qu’il paraît être. Sensible aux charmes féminins, il ne va pas rester indifférent à Kate, la sœur de celle qu’il souhaite épouser. Depuis toujours, Kate vit dans l’ombre d’Edwina et n’a jamais voulu se faire remarquer. Discrète, soucieuse de ses proches, elle n’a pas la langue dans sa poche et ne manque pas de répartie. Elle a une opinion bien arrêtée sur Anthony, d’après ce qu’elle a lu dans les chroniques de Lady Whistledown, mais le côtoyer va l’amener à troubler toutes ses certitudes. Enfin, il y a un autre personnage très important, c’est le chien de Kate, Newton, qui est un corgi plein de ressources, lui aussi, et très gaffeur.

La deuxième partie de cette intégrale m’a totalement conquise ! J’ai adoré Anthony qui est bien plus complexe qu’on pourrait le croire. C’est un homme, qui a profité de sa liberté, mais qui a néanmoins des valeurs et un vrai sens des responsabilités. Par moment, il se torture un peu trop l’esprit mais j’ai adoré voir l’évolution de sa relation avec Kate. Les autres membres de la famille sont peu présents mais quand ils sont là, on les remarque. La plume de l’autrice est toujours aussi piégeuse car quand on ouvre son livre, impossible de le poser. Le cadre historique est toujours agréable à redécouvrir, entre les bals et les parties de « pall-mall » en famille. On est tenu en haleine jusqu’au bout et j’ai refermé cette première intégrale avec une pointe de tristesse mais aussi avec un trop plein d’amour dans mon petit cœur !

Pour conclure, ce tome 2 est une excellente lecture qui met en avant un personnage qui n’est absolument pas celui qu’il semble être. Totalement conquise, je vais donc très rapidement poursuivre ma découverte des autres membres de la famille Bridgerton, Benedict et Colin patientant déjà dans ma bibliothèque….

Retrouvez l’univers de l’autrice ici
Retrouvez l’intrégale des tomes 1 et 2 sur le site des éditions J’ai lu
<– Retrouvez ici mon avis sur le tome 1, « Daphné et le Duc »

PÉCHÉS À LA CAPITALE, tome 1 : Des illusions parisiennes, une romance historique de Aurore Dumas.


Dans le Paris flamboyant du Premier Empire, saura-t-elle résister aux tentations pour ne pas perdre l’essentiel  ?
Paris, Normandie, XIXe siècle
Jérôme n’est plus l’homme qu’elle a connu et aimé… comme un frère. Élisabeth a le cœur au bord de l’abîme. Pourquoi a-t-elle quitté, à sa demande, sa paisible campagne normande pour devenir préceptrice à Paris, si c’est pour à peine le croiser au bras de la peu farouche Eva Dubreuil qui fait naître en elle un sentiment inédit  : la jalousie. Elle, qui rêvait de vivre une idylle avec Jérôme, se retrouve à assister à sa chute entre les griffes d’une prédatrice de la haute bourgeoisie. Une classe à laquelle appartient aussi le séduisant comte Hugues de Beaufort qui, lui, ne semble pas insensible à son charme…

Élisabeth a grandi à la campagne au milieu des champs et des animaux de la ferme. Le bonheur sans aucun doute, mais elle a toujours été terriblement attirée par les mondanités de la ville, de Paris. C’est au cours de son enfance qu’elle fait la connaissance de Jérôme, fils du meilleur ami de son père. Leurs pères respectifs meurent lors des guerres napoléoniennes. Les grades de ces derniers sont reconnus par l’Empire (le premier) et leurs héritiers en retirent un certain prestige.
Le petit peuple est fier de leurs hommes tombés aux combats. Estimes et honneurs sont le sujet de nombreuses discussions. Alors que les marchands les plus riches deviennent la bourgeoisie adoubée par l’Empereur, l’Aristocratie tente de sauver les apparences.

 

Élisabeth et Jérôme passent de longs mois ensembles. Ce dernier est mis au vert pour sa santé fragile et rejoint Élisabeth et sa mère. Tout au long de son séjour, il suit l’instruction dispensée par un précepteur. Ces moments d’études sont partagés avec Élisabeth qui est ravie. Puis Jérôme se doit de retourner auprès de son oncle à Paris où il doit rejoindre les bancs de l’école polytechnique. Après une première année en demi-teinte, il dévoile son goût pour l’art et le dessin. Son oncle ne s’opposant pas à son désir, Jérôme rentre afin à l’école des arts où il peut s’épanouir. C’est alors qu’il est rejoint par son amie, Élisabeth. Cette dernière est mise au service d’une famille bourgeoise et doit s’occuper des enfants quelque peu turbulents. Elle découvre ainsi le milieu qu’elle a toujours voulu connaître. Les bals, les jolies tenues de soirée, l’apparat, la richesse, elle s’émancipe au cœur de cet univers majestueux et merveilleux. Un véritable conte de fées. Elle fait la connaissance de la belle et intrigante Eva Dubreuil, fille unique adulée autant par sa beauté que pour son caractère de véritable peste et qui a jeté son dévolu sur le timide Jérôme. Le comte Hugues de Beaufort est hypnotisé par la belle Élisabeth. Sa fraîcheur, sa pudeur et sa manière de voir le monde l’ont séduit. C’est ainsi que Jérôme et Élisabeth s’éloignent l’un de l’autre. Ils n’apprécient plus leurs manières et leurs attirances pour ce vaste monde où les apparences ne sont que des illusions.

 

Aurore Dumas signe une très belle romance historique. J’ai beaucoup apprécié tout l’aspect historique qui m’a plongée au cœur du Premier Empire. Napoléon, les guerres, le petit peuple, la bourgeoisie, l’aristocratie, tous sont minutieusement décris. L’ambiance, les ambitions, les grands bals, les tenues, les aspirations, le mode de vie ont une place cruciale au cœur de cette romance. Le côté sentimental m’a paru brouillon. Il traîne en longueur et prend de nombreux chemins détournés. Même si cela est indispensable à l’histoire et à l’acceptation des sentiments, j’ai très vite été essoufflée. Cette lourdeur m’a empêché d’apprécier la lecture à sa juste valeur. L’évolution des personnages est timide du fait que très vite j’ai compris les aboutissants de cette idylle loin d’être assumée. Quelques rebondissements apparaissent tout au long des derniers chapitres remontant ainsi mon intérêt pour l’histoire.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture grâce à tout l’aspect historique du roman qui est détaillé. Vraiment bravo à l’auteure pour ces recherches. Mais le reste ne m’a pas séduite.

 

Une chronique de #Esméralda