LE FEU DES FORGES, une romance historique de Penny Watson Webb.


Norvège et France, 909
Jodelle a toujours tenu à son indépendance. Mère, amante hors des sacrements du mariage et forgeronne à Lisieux, elle possède un caractère aussi volcanique que son activité. Aussi, face aux hommes de Rollon, le terrible Viking venu occuper les terres cédées par le roi Charles, elle est bien déterminée à résister en fabriquant des armes pour tous les villageois. Jusqu’à ce qu’on lui amène un guerrier du Nord blessé, un homme aussi vulnérable que troublant, qu’elle ne peut se résoudre à condamner…

Penny Watson Webb fait partie de mes auteures favorites de romances historiques et française. Des histoires où les détails ont leur importance et où tous les aspects de la société mis en exergue sont respectés. Des recherches minutieuses qui apportent une touche non négligeable et que j’aime retrouver dans mes lectures.
Direction ce qui est de nos jours la Normandie, territoire cédé aux Vikings au cours de l’an 909 par le roi Charles, alors roi des Francs. Ainsi Paris sauvé de la barbarie du peuple du Nord, ces terres sont données dans le but premier de faire barrière à d’autres envahisseurs.
Les hommes jusqu’alors sous le pouvoir de Rollon prêtent allégeance au Roi Charles. Les jarls deviennent ainsi des duc chassant de leurs royaumes les anciens dirigeants.

Lisieux est une bourgade paisible où les maîtres sont à l’écoute des habitants. Jodelle est la maîtresse forgeronne. Veuve par deux fois, elle considère sa liberté comme acquise et ce n’est pas son nouvel amant, père de son futur enfant, qui lui dictera sa vie malgré tous les bons sentiments qu’elle ressent pour lui. Alors que les vikings sont en route pour prendre possession de leurs nouveaux biens, les seigneurs du château ne peuvent pas se résoudre à quitter les lieux. C’est arme au poing qu’ils les reçoivent. La défaite est là dans le sang. Le seigneur du château est abattu, les gens du village réfugiés dans les grottes avoisinantes attendant les nouvelles du château sont transis de peur. En guerriers victorieux, les viking partent à leur recherche. Jodelle ne peut pas se résoudre à être sous la coupe des barbares et s’enfuit avec sa grande fille et son fils. Rattrapés par les barbares, elle fait la connaissance de Rurik et son fils. Une rencontre aussi  violente que déstabilisante prémices de longues journées angoissantes.

Jodelle est une femme sûre d’elle et qui ne veut pas se laisser marcher sur les pieds. N’ayant pas sa langue dans sa poche et vivant comme une pécheresse, elle n’est pas très apprécié des gens du village. La tranquillité et le bien-être de ses enfants sont son unique préoccupation. Ils sont tout pour elle et elle est prête à tous les sacrifices pour leur sécurité et leur sérénité, même à accepter de devenir l’épouse du barbare qui a décidé qu’elle, ses enfants, sa maison et sa forge seraient à lui dorénavant.

Rurik est une force de la nature. Considéré par les siens comme étant un bersek, il est tout aussi craint que respecté. Main droite du nouveau duc qui est autre que son meilleur ami, Rurik est à l’aise pour dire ses pensées telles qu’elles sont. Sous cette carapace de dur à cuire, se cache un homme blessé par l’assassinat de sa femme et de son fils. A l’écoute, attentif aux dires de sa nouvelle femme, il a une sacrée patience et la main sur le cœur. Un homme loin d’être orgueilleux ou égoïste, il est prévenant. Au contraire, Jodelle est une femme au caractère alambiqué. Elle désire tout autant quitter ce nouveau foyer imposé mais elle est retenue par ses enfants. Ce n’est pas un personnage auquel je me suis attachée. Son caractère parfois excessif m’a fait grincer des dents même si cela est compréhensible par sa situation.

Rurik et Jodelle, c’est toute une histoire aussi complexe que passionnante. Entre leurs obligations respectives, leurs us et coutumes, leurs désirs et leurs convictions, ce duo est explosif. Une intrigue s’installe tout au long de l’histoire qui dans un premier temps ternira leur relation naissante.

J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère associée à cette romance historique. D’un côté les vikings avec leurs bagages et de l’autre les habitants du village qui doivent s’adapter à leur nouveau environnement. Les détails du quotidien et de la société sont une mine précieuse pour l’amatrice d’histoire que je suis. Penny Watson Webb les met parfaitement en avant et elle ne laisse rien au hasard. Une romance historique époustouflante par cet aspect historique, addictive grâce à ce scénario haletant et captivant grâce aux personnages quelque peu turbulents.

Un nouveau sans faute pour l’autrice !

Une chronique de #Esméralda

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La chronique des Bridgerton, tome 2 : Anthony de Julia Quinn

Romance historique – Réédité le 6 janvier 2021
Editions J’ai Lu

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony veut se ranger ! Et il sait ce qu’il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l’amour est subalterne dans le couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, c’est donc elle qu’il épousera, et l’affaire sera réglée. Sauf que la demoiselle a une sœur dont l’influence est primordiale. Or, Kate Sheffield oppose son veto : un débauché comme Anthony n’est pas un parti convenable pour Edwina. Ce dernier est offensé. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu’il est irrésistible !


L’avis de #Lilie : Oyé, oyé chers lecteurs et chères lectrices, votre dévouée chroniqueuse poursuit sa découverte des membres des Bridgerton et va vous parler aujourd’hui du chef de la famille, Anthony ! Un peu fébrile avant de commencer ce tome, j’ai été totalement conquise par ce personnage ambivalent et si secret.

Anthony est l’aîné de la fratrie Bridgerton. Devenu le chef de famille après la mort de son père, il prend très à cœur ce rôle. Néanmoins, pour des raisons qui lui sont propres, il a mené, pendant longtemps, une vie de Libertin, devenant ainsi le célibataire le moins accessible de Londres. Pourtant, après le mariage de sa sœur, il décide qu’il est temps de se ranger et décide de se trouver une épouse. Il jette son dévolu sur Edwina Sheffield, le joyau de la saison. Le problème, c’est que pour l’atteindre, il faut convaincre sa grande sœur Kate, également célibataire et vivant dans l’ombre de sa cadette. Entre les deux, il y aura de l’électricité dans l’air et tout ne se déroulera pas comme ils l’auraient souhaité… Anthony arrivera-t-il à trouver une épouse et à vaincre ses angoisses ? Kate changera-t-elle d’avis sur Anthony ? Pourquoi est-elle si réticente à l’idée qu’il épouse sa sœur ? Et lui, pourquoi prend-il de plus en plus plaisir à passer du temps avec Kate ?

On avait déjà rencontré Anthony dans le tome 1 puisqu’il était le chaperon de Daphné et l’ami du Duc. Très protecteur, soucieux de sa famille, il a aussi un côté très angoissé que je n’avais pas perçu précédemment. Ici, on se rend compte qu’il se pose beaucoup (trop?) de questions et qu’il n’est pas l’homme qu’il paraît être. Sensible aux charmes féminins, il ne va pas rester indifférent à Kate, la sœur de celle qu’il souhaite épouser. Depuis toujours, Kate vit dans l’ombre d’Edwina et n’a jamais voulu se faire remarquer. Discrète, soucieuse de ses proches, elle n’a pas la langue dans sa poche et ne manque pas de répartie. Elle a une opinion bien arrêtée sur Anthony, d’après ce qu’elle a lu dans les chroniques de Lady Whistledown, mais le côtoyer va l’amener à troubler toutes ses certitudes. Enfin, il y a un autre personnage très important, c’est le chien de Kate, Newton, qui est un corgi plein de ressources, lui aussi, et très gaffeur.

La deuxième partie de cette intégrale m’a totalement conquise ! J’ai adoré Anthony qui est bien plus complexe qu’on pourrait le croire. C’est un homme, qui a profité de sa liberté, mais qui a néanmoins des valeurs et un vrai sens des responsabilités. Par moment, il se torture un peu trop l’esprit mais j’ai adoré voir l’évolution de sa relation avec Kate. Les autres membres de la famille sont peu présents mais quand ils sont là, on les remarque. La plume de l’autrice est toujours aussi piégeuse car quand on ouvre son livre, impossible de le poser. Le cadre historique est toujours agréable à redécouvrir, entre les bals et les parties de « pall-mall » en famille. On est tenu en haleine jusqu’au bout et j’ai refermé cette première intégrale avec une pointe de tristesse mais aussi avec un trop plein d’amour dans mon petit cœur !

Pour conclure, ce tome 2 est une excellente lecture qui met en avant un personnage qui n’est absolument pas celui qu’il semble être. Totalement conquise, je vais donc très rapidement poursuivre ma découverte des autres membres de la famille Bridgerton, Benedict et Colin patientant déjà dans ma bibliothèque….

Retrouvez l’univers de l’autrice ici
Retrouvez l’intrégale des tomes 1 et 2 sur le site des éditions J’ai lu
<– Retrouvez ici mon avis sur le tome 1, « Daphné et le Duc »

PÉCHÉS À LA CAPITALE, tome 1 : Des illusions parisiennes, une romance historique de Aurore Dumas.


Dans le Paris flamboyant du Premier Empire, saura-t-elle résister aux tentations pour ne pas perdre l’essentiel  ?
Paris, Normandie, XIXe siècle
Jérôme n’est plus l’homme qu’elle a connu et aimé… comme un frère. Élisabeth a le cœur au bord de l’abîme. Pourquoi a-t-elle quitté, à sa demande, sa paisible campagne normande pour devenir préceptrice à Paris, si c’est pour à peine le croiser au bras de la peu farouche Eva Dubreuil qui fait naître en elle un sentiment inédit  : la jalousie. Elle, qui rêvait de vivre une idylle avec Jérôme, se retrouve à assister à sa chute entre les griffes d’une prédatrice de la haute bourgeoisie. Une classe à laquelle appartient aussi le séduisant comte Hugues de Beaufort qui, lui, ne semble pas insensible à son charme…

Élisabeth a grandi à la campagne au milieu des champs et des animaux de la ferme. Le bonheur sans aucun doute, mais elle a toujours été terriblement attirée par les mondanités de la ville, de Paris. C’est au cours de son enfance qu’elle fait la connaissance de Jérôme, fils du meilleur ami de son père. Leurs pères respectifs meurent lors des guerres napoléoniennes. Les grades de ces derniers sont reconnus par l’Empire (le premier) et leurs héritiers en retirent un certain prestige.
Le petit peuple est fier de leurs hommes tombés aux combats. Estimes et honneurs sont le sujet de nombreuses discussions. Alors que les marchands les plus riches deviennent la bourgeoisie adoubée par l’Empereur, l’Aristocratie tente de sauver les apparences.

 

Élisabeth et Jérôme passent de longs mois ensembles. Ce dernier est mis au vert pour sa santé fragile et rejoint Élisabeth et sa mère. Tout au long de son séjour, il suit l’instruction dispensée par un précepteur. Ces moments d’études sont partagés avec Élisabeth qui est ravie. Puis Jérôme se doit de retourner auprès de son oncle à Paris où il doit rejoindre les bancs de l’école polytechnique. Après une première année en demi-teinte, il dévoile son goût pour l’art et le dessin. Son oncle ne s’opposant pas à son désir, Jérôme rentre afin à l’école des arts où il peut s’épanouir. C’est alors qu’il est rejoint par son amie, Élisabeth. Cette dernière est mise au service d’une famille bourgeoise et doit s’occuper des enfants quelque peu turbulents. Elle découvre ainsi le milieu qu’elle a toujours voulu connaître. Les bals, les jolies tenues de soirée, l’apparat, la richesse, elle s’émancipe au cœur de cet univers majestueux et merveilleux. Un véritable conte de fées. Elle fait la connaissance de la belle et intrigante Eva Dubreuil, fille unique adulée autant par sa beauté que pour son caractère de véritable peste et qui a jeté son dévolu sur le timide Jérôme. Le comte Hugues de Beaufort est hypnotisé par la belle Élisabeth. Sa fraîcheur, sa pudeur et sa manière de voir le monde l’ont séduit. C’est ainsi que Jérôme et Élisabeth s’éloignent l’un de l’autre. Ils n’apprécient plus leurs manières et leurs attirances pour ce vaste monde où les apparences ne sont que des illusions.

 

Aurore Dumas signe une très belle romance historique. J’ai beaucoup apprécié tout l’aspect historique qui m’a plongée au cœur du Premier Empire. Napoléon, les guerres, le petit peuple, la bourgeoisie, l’aristocratie, tous sont minutieusement décris. L’ambiance, les ambitions, les grands bals, les tenues, les aspirations, le mode de vie ont une place cruciale au cœur de cette romance. Le côté sentimental m’a paru brouillon. Il traîne en longueur et prend de nombreux chemins détournés. Même si cela est indispensable à l’histoire et à l’acceptation des sentiments, j’ai très vite été essoufflée. Cette lourdeur m’a empêché d’apprécier la lecture à sa juste valeur. L’évolution des personnages est timide du fait que très vite j’ai compris les aboutissants de cette idylle loin d’être assumée. Quelques rebondissements apparaissent tout au long des derniers chapitres remontant ainsi mon intérêt pour l’histoire.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture grâce à tout l’aspect historique du roman qui est détaillé. Vraiment bravo à l’auteure pour ces recherches. Mais le reste ne m’a pas séduite.

 

Une chronique de #Esméralda

Les chevaliers des Highlands, tome 1 : le chef de Monica McCarty

Romance historique – Tome 1 sorti en mars 2013
Éditions France Loisirs
Lecture personnelle

Ma note : 4.5/5

Résumé : Robert de Bruce, qui revendique le trône d’Écosse, doit rallier à sa cause les meilleurs guerriers : les Highlanders.
Découvrez les guerres de pouvoir et intrigues amoureuses liées à cette lutte. Le plus valeureux des Highlanders, c’est Tormod MacLeod, mais seul son clan lui importe. Lorsqu’une nuit, la sensuelle Christina Fraser se glisse dans son lit, il ne soupçonne pas qu’on le piège. Il est obligé d’épouser la belle et doit jurer fidélité à Robert.
Comment va-t-il vivre avec cette épouse qui s’est jouée de lui ?


L’avis de #Lilie : Je dois avouer que cette lecture est totalement influencée par les réseaux sociaux ! En effet, après avoir entendu nombres de louanges à son sujet sur Bookstagram, j’ai succombé à cette magnifique édition proposée par France Loisirs. Je me suis donc lancée dans le tome 1 pleine d’espoir……. et j’en ressors pleinement conquise !!

Nous faisons ici connaissance avec Tormod MacLeod, dit Tor, un chef de clan des highlands charismatique et respecté. Il a été choisi par Robert de Bruce afin de rallier les chevaliers des Highlands à sa cause et pour entraîner une armée capable de mettre en fuite le roi d’Angleterre. Une réunion au sommet a donc lieu avec les grands chevaliers écossais et notamment Andrew Fraser qui entend marier une de ses deux filles à Tor. Même si tout ne se passera pas comme prévu, Cristina Fraser devient l’épouse de Tor et va découvrir la dure vie de femme de chef de clan. Entre Tor et Cristina, est-ce seulement un mariage de raison ou des sentiments apparaîtront-ils, au fil du temps ? Pourquoi Tor se montre-t-il aussi fermé, aussi secret ? Est-il capable d’aimer ? Et Cristina, est-elle celle qu’il lui faut ?

De premier abord, Cristina peut passer pour une petite chose toute fragile. Éduquée par un père violent et peu attentionné, elle se réfugie dans les livres et rêve de trouver un chevalier qui saurait prendre soin d’elle. Ses premières rencontres avec Tor lui laissent penser qu’il est peut-être ce chevalier aimant et prêt à tout pour elle mais elle va rapidement se rendre compte que la vie de femme mariée n’est pas toujours un long chemin tranquille. Voulant plaire à son mari, elle va prendre très au sérieux son rôle de châtelaine, en essayant de se rendre utile. Malheureusement pour elle, son mari n’est pas affable et ne l’encourage pas beaucoup quand elle prend des initiatives. De même, il a beaucoup de mal à partager avec elle, que ce soit ses affaires privées ou publiques. Il est très secret, réservé, et ne sait pas faire confiance. Le seul endroit où ils s’accordent, c’est quant ils sont dans l’intimité de leur chambre à coucher, sous les draps. Là, une connexion incroyable apparaît tout de suite et va ébranler notre chevalier, qui n’en est pourtant pas à sa première partenaire. Cristina va se montrer patiente, à l’écoute et surtout, elle va tout faire pour l’aider à s’ouvrir et lui apprendre à ouvrir son cœur. Mais n’est-ce pas antinomique, avec son rôle de chefs des chevaliers Highlands, des chevaliers féroces dont le but est de mener le combat et mourir pour défendre leur clan ?

Ce roman est un excellent premier tome. Tout d’abord, il pose clairement les bases des tomes à venir en faisant une large présentation des différents protagonistes. Personnellement, j’ai eu un peu peur au début de tous ces noms et finalement, au fil de la lecture, les pièces ont fini par s’emboîter et je m’y suis retrouvée. J’ai beaucoup aimé le couple de Cristina et Tor même si ce dernier m’a aussi profondément agacé avec son comportement digne d’un ours des cavernes. Cristina, elle, va se montrer patiente, courageuse et c’est une protagoniste que j’ai adoré car malgré sa frêle allure, elle n’est pas une poupée de porcelaine qu’on laisse dans un coin. La plume de l’autrice est assez envoûtante et très visuelle. En effet, en quelques lignes, on est plongés dans l’ambiance, un peu rude, des highlands et j’ai été ravie de ce voyage dans cette région que je ne connais pas, mais aussi dans le temps. Enfin, il y a quelques scènes de sexe qui sont explicites et font clairement monter la température. Elles ne sont pas là pour faire jolies et sont utilisées pour faire évoluer la relation entre nos deux protagonistes. Il n’y en avait ni trop, ni pas assez, l’équilibre a bien été trouvé, pour moi.

Pour conclure, je termine le tome 1 du chevalier des Highlands avec en même temps la joie d’avoir découvert une autrice à la plume envoûtante, et la tristesse de laisser Cristina et Tor. Heureusement pour moi, j’ai encore deux tomes à découvrir avec cette édition et neuf autres tomes pour avoir la saga complète. Adeptes des romances historiques, laissez-vous tenter par cet univers riche, plein de passion, d’amour et de trahison !

Retrouvez cette édition sur le site de France Loisirs
Retrouvez le tome 1 sur le site des éditions « J’ai lu »

 

LE DIABLE DE FALAISE, une romance historique de Anna Lyra.


Falaise, Normandie, 1026
 
Par tous les feux de l’enfer  ! Ni nonne ni pucelle, Norine entend juste que son père, l’ancien maître tanneur Fulbert, cesse de la seriner au sujet d’épousailles. Elle a aimé un homme. Robin, l’écuyer du duc de Normandie. Ou devrait-elle plutôt le nommer Robert, le diable de Falaise, le cavalier de l’Apocalypse, le traître qui a ravi son innocence, son cœur et sa confiance… pillé son bonheur. Robert –  frère parjure de l’héritier légitime Richard III  –, félon dont la folie coûtera au castel et à ses villageois des jours bien obscurs.

Anna Lyra fait partie de ma liste d’auteurs dont je lis toutes leurs sorties sans préalablement regarder le résumé, car je suis certaine de passer un excellent moment de lecture.

J’ai connu Anna Lyra avec ses précédentes romances historiques sur les vikings. D’ailleurs j’en garde de très bons souvenirs. Aujourd’hui, la voici avec une nouvelle romance éditée dans la très jolie collection Aliénor des éditions Harlequin.
Changement de décor et direction le duché de Normandie début XIe siècle. Terres données à Rolon, yarl, par le roi de Francie en 911, dans le but de faire cesser les différentes intrusions vikings. Ses descendants se sont installés faisant prospérer les terres pendant de longues années, mêlant leurs traditions avec celles de l’Église.

Robert, frère cadet, de feu le duc, se voit confié par son père, les Terres de Falaise ainsi que la Bible ornée de gemmes. Alors que Richard III, frère ainé et héritier, devient le Duc de Normandie. Toutefois une discorde nait entre les deux frères. Robert ne compte pas léguer les terres de Falaise à son frère et encore moins la Bible. Désaccord qui les porte sur le terrain glissant de la guerre.

Alors que Falaise se réveille doucement, l’ost de Robert entoure le château. Accompagné par ses plus fidèles amis, Robert est en route pour prendre par surprise les occupants du château. Sur le chemin, il va maladroitement faire la connaissance d’une belle demoiselle. Si cette dernière est effrayée par la silhouette toute en armure, lui est subjugué.

Les jours passant, Robert n’a qu’une idée en tête revoir sa belle. Ne sachant qui elle est et où elle habite, son désir semble vain. Alors qu’il rentre dans la boutique du tanneur du bourg, il est fort surpris de la trouver derrière le comptoir. C’est ainsi qu’il devient, Robin, l’écuyer du Duc en mission. De rencontres en rencontres, l’attachement se profile. Mais lorsque la vérité éclate au sujet de Robin, le monde de Norine s’effondre.

Honorine, dite Norine, est une jeune femme libre. Un exploit pour l’époque. Non soumise à un mari, elle dirige depuis la cécité soudaine de son papa, la tannerie. Elle a sous ses ordres des hommes qui acceptent quelque peu de travailler pour elle. Tout en s’occupant de son père, elle fait tourner la boutique, marchande les peaux, les vends … Malgré le fait que son père la pousse à se marier, cette dernière s’y oppose fermement. Elle veut à tout prix garder cette liberté même choquante aux yeux de tous. Elle ne veut rendre de compte à personne. Elle veut jouir de sa vie comme elle l’entend. La rencontre avec Robin va quelque peu changer la donne. Ses sentiments bien enfouis vont clore au contact du mystérieux homme. Serait-elle prête à revoir sa conception de sa vie ? Serait-elle prête à s’abandonner à l’amour ? Robin, alias Robert, lui sera prêt à tout pour l’avoir auprès d’elle !

Anna Lyra signe une sublime romance historique. Des personnages totalement ordinaires au cœur d’un décor strict où les mœurs prévalaient sur toutes les raisons du cœur. Un contexte historique époustouflant. Une multitude de détails, que ce soit sur les us et coutumes, l’habillement, le langage, les décors, je me suis régalée. Un véritable contexte historique où j’ai pu énormément apprendre. Et cela n’est pas négligeable. Bien évidemment on y retrouve de l’action, des rebondissements, de la passion et de l’amour. Tirée d’une histoire réelle, Anna Lyra explore cette époque avec une incroyable facilité. Elle maîtrise à la perfection son histoire et son scénario nous offrant une romance addictive et magnifique. Je ne peux que vous suggérez de lire LE DIABLE DE FALAISE, ville d’ailleurs qui existe toujours avec les ruines du château. Vous passerez un agréable moment de lecture, j’en suis convaincue.

Une chronique de #Esméralda

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LE SEIGNEUR DES COLLINES, une romance historique de Geovane Vaudrey.


Malgré la teneur de ses sentiments, elle se refuse à lui révéler qui elle est vraiment…
Héritière de la septième colline, et promise à un heureux mariage princier, Léandra se pensait à l’abri du danger. Du moins, jusqu’à ce que son futur époux la trahisse et l’abandonne au profit d’une alliance plus avantageuse. Rejetée par les siens, elle est alors contrainte de fuir son propre royaume pour protéger l’enfant qu’elle porte secrètement en elle.

Et, lorsque le séduisant Gabriel de Caritas Sparo, seigneur de la cinquième colline, lui porte secours et la recueille chez lui, elle n’hésite pas à se faire passer pour la fille d’un marchand. Cet homme aux yeux clairs, qui la trouble plus que de raison, multiplie bien vite les petites attentions à son égard. Et, bien que Léandra sente son cœur battre de concert avec le sien, elle ne peut se résoudre à lui révéler son identité, au risque de perdre sa liberté…

 
Léandra est l’héritière de la septième colline, dernière colline de ce royaume improbable. Fille aînée de la sororité, c’est elle qui diligentera la colline avec son futur époux. Une alliance solide avec les autres collines qui renforcera la position de cette dernière au sein du royaume. Un mariage arrangé mais c’est ainsi que se déroule les futures épousailles. Bien évidemment c’est son père qui lui choisira son futur époux et elle n’a pas mot à dire à cette décision.
Elle rêve secrètement au jeune prince qu’elle croise souvent aux bals et souhaite avec avidité que ce son père le nommera. Elle idolâtre depuis des années. Alors quand son père déclare son choix, elle n’en croit pas ses yeux. D’ici quelques mois elle sera la femme de l’homme auquel elle a toujours pensé. Les fiançailles célébrées, elle profite de ces quelques jours pour apprendre à le connaître. Et l’alchimie est rapidement au rendez-vous au point de déraper. Mais un événement tragique va tout remettre en cause. Le mariage est annulé. Son promis devra se marier à son ennemie. Peinée et abasourdie par ce revirement de situation, le chagrin la submerge. Et lorsqu’elle comprend qu’elle porte l’enfant de son ex-fiancé, sa vie de princesse s’écroule. Bannie de la septième colline, son père l’envoie dans un couvent à la frontière française où une fois qu’elle aura accouché, elle devra y abandonner son enfant. Les semaines défilent, et l’amour pour ce petit être s’amplifie. Elle répugne ce lieux et les femmes qui le dirige. Prenant son courage à deux mains, elle s’enfuit. Son but : trouver un toit, mettre au monde son enfant et travailler. C’est au cours de sa fuite qu’elle rentre sur les terres du seigneur de la cinquième colline, Gabriel de Caritas Sparo. Par un grand hasard, ce dernier l’aide à mettre au monde son fils. Cachant son identité, elle s’installe à la cours de ce dernier et devient servante tout en s’occupant de son fils. Ce mensonge voulu lui confère une certaine liberté qu’elle chérit. Et si les sentiments s’en mêlaient ?

Voici une lecture que j’ai pris plaisir à découvrir. L’auteur rentre rapidement dans le sujet au point où je me suis posée la question sur l’avenir de cette histoire. Elle ne manque pas de surprises. Le personnage de Léandra est totalement attachant. D’une jeune fille soumise à son père, les différents événements qui vont jalonner cette période de sa vie font lui permettre de se révéler femme. S’épanouissant, elle prend ainsi ses propres décisions quitte à déshonorer son éducation. Une princesse n’est pas une servante, elle ne parle pas au petit peuple et ne le côtoie pas, elle n’allaite pas son enfant et encore moins s’en occupe. Léandra passe outre tout cela et s’accomplit en tant que femme. Par ailleurs elle se méfie des hommes suite à sa mésaventure et Gabriel ne fait pas exception. Pourtant entre eux, il se passe se quelque chose, cette petite étincelle, précurseur d’une belle histoire. Gabriel est également un homme à part et un seigneur mal aimé par ceux des collines voisines. De nombreuses rumeurs circulent à son sujet. Son temps, il le passe à trouver des solutions pour que ses sujets ne manquent de rien. Un homme fiable, courageux et vaillant.

Geovane Vaudrey signe une belle romance tout aussi inattendue. L’éditeur l’a classé comme étant une romance historique, malheureusement, cet aspect n’est pas très présent. Peu importe, après tout j’ai passé un agréablement moment en compagnie de Léandra et de Gabriel.

Une chronique de #Esméralda

L’AMANT DE LA SCALA, une romance historique de Marina Montemayer.


Milan, 1842
Propulsée dans les coulisses de la noblesse alors qu’elle n’est qu’une orpheline de basse extraction, Tecla ne pouvait espérer plus bel avenir : elle est désormais brodeuse dans un des ateliers de la Scala et doit confectionner les costumes de Nabucco, le premier opéra de Verdi ! Quand elle est sauvée des malfrats qui en voulaient à sa vertu par le séduisant et fantasque Hugo de Lys, sa vie bascule subitement. Son cœur ne bat désormais plus que pour le séduisant Français, un homme qui n’appartient hélas pas à son monde et qu’on lui révèle de surcroît être recherché par les autorités milanaises pour divers forfaits. 

Tecla orpheline a passé avec sœur, son enfance et sa jeunesse au sein d’un couvent où la rigueur était de mise. Elle n’était pas battue loin de là, elle devait apprendre les enseignements de bases, être et devenir une femme modèle, puis apprendre à broder. Milan, capitale de la broderie, les petites mains étaient réclamées par le monde. A sa majorité, elle quitte le couvent et retrouve sa sœur sortie un an plus tôt. Une nouvelle vie débute loin de la protection du couvent et de ses amies. Le jour même de sa sortie, elle rencontre sa future patronne. Un entretien au cours duquel elle fait fort impression notamment en démêlant une situation complexe avec une cliente du cabinet de broderie.
Une patronne ravie qui va la prendre rapidement sous son aile. Tecla cohabite avec sa sœur dans une chambre minuscule, louée à une femme acariâtre et mesquine. Tecla est troublée par la vie à l’extérieur du couvent. Bercée par ses lectures romanesques, ses premiers pas dans la ville la confrontent rapidement à la dangerosité. Prise en grippe par un commissaire obstiné, manipulateur et pourri jusque la moelle, Tecla a du mal à s’extirper d’entre ses griffes. Heureusement, la destinée lui permet de rencontrer des personnes généreuses qui vont l’extraire de cette mauvaise situation. Tecla évolue rapidement au sein du salon de broderie. Sa patronne n’hésite pas à lui confier d’autres tâches, notamment celle d’accueillir, de gérer les clientes et leurs commandes. L’entente entre les deux femmes est cordiale et bon enfant. Tecla se voit confier un projet titanesque consistant à retoucher d’anciens costumes de scènes pour le prochain opéra de Verdi à la Scala. Ainsi met elle un pied dans le monde de la bourgeoisie milanaise et rencontre l’énigmatique et charmant Hugo le Lys.

 

C’est la toute première fois que je lis une romance historique sur l’Italie et cela a été un pur ravissement. J’ai été éblouie par l’atmosphère à l’italienne, ces costumes, l’ambiance de la Scala, et puis ces personnages à la fois ubuesques, héroïques, scandaleux, timides et farouches. J’ai totalement été envoûtée par tous les détails, par le contexte historique, par la présence de ces grands personnages qui ont laissé leur marque dans la grande Histoire. L’auteure ne dépeint pas que la frénésie milanaise, elle évoque également les conditions difficiles des femmes et des injustices dont elles sont victimes. C’est une histoire romanesque où la passion et l’amour s’invitent et où l’action ajoute du piment. Effectivement on trouve un personnage mystérieux qui joue les robins de bois à la manière cape et d’épée ou James Bond. C’est à la fois inattendue dans ce genre d’histoire la rendant ainsi et dans une moindre mesure dangereuse. Je me suis attachée au personnage de Tecla qui vit une aventure extraordinaire à la manière de Cendrillon. Un joli conte à l’italienne qui m’a envoûtée. Les personnages secondaires ont également leurs petites histoires dans la grande apportant ainsi tout un panel de personnages du gentil au méchant. J’ai été tour à tour plongée dans les lumières chatoyantes de la Scala, des paysages et des tenues de ces dames. Je ne connaissais pas du tout cette auteure et je suis ravie de l’avoir découverte. J’ai beaucoup aimé sa manière d’introduire le lecteur dans ce monde atypique et surtout à Milan. J’ai adoré touts ces détails à la fois sur l’aspect historique et sur l’aspect sociétal. Je me laissera sans aucun doute séduire par les prochaines romances historiques de l’auteure.

 

Une chronique de #Esméralda

NOCES SUR LA LANDE, une romance historique de Lynsay Sands.


Quelle impardonnable bévue ! L’homme qui vient de recouvrer ses esprits face à Evina affirme ne pas être Rory Buchanan, celui qu’elle croyait avoir enlevé pour qu’il guérisse son père malade. Le guerrier écossais – Conran – prétend pourtant vouloir lui venir en aide, alors qu’il n’entend rien à la médecine. Peut-elle lui faire confiance alors qu’il aurait toute raison de vouloir se venger après son enlèvement ?

Et si une simple histoire d’amour pouvait naître d’une bévue ? Evina doit à tout prix faire venir au château Rory Buchanan. De grès ou de force les talents du guérisseur sont requis auprès du chef du clan qui se meurt. Evina n’a pas hésité à parcourir un long trajet, n’a pas hésité à assommer l’homme nu qui prenait son bain, n’a pas hésité à le ligoter, le hisser sur une monture et à parcourir le trajet dans le sens contraire. L’homme ainsi balloté se retrouve dans un château étranger avec pour mission sauver le laird mourant.
Mais l’homme, Conran, s’est bien retenu de dire qu’il n’était pas Rory mais son frère, et a tout mis en œuvre pour sauver le vieil homme mal en point. Mais l’histoire est loin de s’arrêter là ! Conran n’a jamais été un prisonnier tel quel. Libre de ses faits et gestes, il décide de rester au chevet du malade et de faire la cour à la jeune demoiselle qui lui met des bâtons dans les roues. Une histoire qui démarre sur les chapeaux de roue et où les quiproquos fleurissent à tout bout de champ rendant l’histoire à la fois comique, romantique. Un vaudeville dans toute sa splendeur ! Sans oublier une intrigue accaparante.

 

Evina est une jeune femme de caractère. Son jeune âge ne reflète pas les épreuves qu’elle a dû traverser. La perte, l’abandon et le désespoir l’ont fauchée alors qu’elle n’était qu’une enfant. Elle a été obligée de vite grandir et prendre des décisions quant à la tenue du clan. Evina n’est pas du genre à se laisser abattre. Guerrière accomplie, elle enseigne l’art de la guerre. Les femmes comme les hommes reconnaissent son courage et sa bravoure. Ses décisions ne sont pas contestées.

 

Conran est un jeune homme qui a du mal à trouver sa place au milieu de la fratrie. Le cœur généreux, il aime rendre service à ses frères et sœurs. Un touche à tout, il aime tout autant s’occuper des moutons, de soigner ou de faire des travaux manuels. C’est un homme jovial qui ne se prend pas la tête. Il est prêt à tout pour les siens et ceux qu’il apprécie. Brave guerrier il fait face avec force aux éléments qui se mettent au travers de son chemin. Et il va devoir en affronter de taille pour arriver à ses desseins.

 

Linsay Sands signe une romance historique sous le signe de l’action, de la passion et de l’humour. Un livre qui se détache par cet aspect-là peu conventionnel. On trouve malgré tout des combats mais l’essentiel de cette histoire se trouve dans cette particularité. Un livre détonnant et surprenant. Effectivement c’est un aspect que l’on ne retrouve pas souvent. Cette différence m’a beaucoup plu malgré le fait significatif que ce roman n’a rien de très historique. Je crois que vous me connaissez suffisamment pour comprendre que l’aspect historique est très important pour moi. Totalement occulté, il n’a pas répondu à mes attentes. C’est une histoire qui se lit d’une traite mais n’offre pas de côté historique. Des actions à gogo, des rebondissements, des combats, de la passion, de la romance, une intrigue, un décor correspondant à l’époque, des personnages désarmants et attachants, voilà une histoire qui a véritablement du peps !

 

Ça se laisse découvrir, j’ai très vite été happée par cette histoire, mais l’essentiel n’était pas là, à mes yeux ! Une plume addictive pour une histoire très originale. Un agréable moment de lecture en compagnie de Conran et d’Evina.

 

Une chronique de #Esméralda.

 


LE PROSCRIT DE NORMANDIE, une romance historique de Natacha J. Collins.


Mélisande est abasourdie. Le convoi mandé par Justin de Montaigle – chevalier auquel son frère l’a promise contre son gré – vient d’être attaqué avant d’arriver dans sa Normandie natale. Mais le sort d’otage ne lui laisse pas l’amertume qu’il devrait. Traitée avec plus d’égards qu’elle n’en a eu coutume avec les siens par le mystérieux brigand qui dirige cette troupe de hors-la-loi, elle se sent étrangement apaisée à son contact. Comme si ce diable ne lui était pas tout à fait étranger…

Mélisande, fille de seigneur, n’a pas eu une enfance loin de tout tracas. Violentée par son père et sa belle-mère, Mélisande déteste tout ce qui se rapproche à le seigneurie. Mélisande aime s’échapper du château, vagabonder avec son nouvel ami, rêver d’amour. Elle s’accroche à tout cela, même lorsque le désespoir la rattrape à la suite de la perte de son ami d’enfance. Une tristesse profonde et incommensurable l’accompagne alors durant des jours et des jours. Son frère vient de rependre le flambeau suite à la mort de leur père et lui promettre que son mariage serait un mariage d’amour.
Mais les jeunes filles n’ont pas à décider cela. Malgré cette promesse, Mélisande s’enfuit loin de ses terres où l’horreur semble se propager et où sa vie n’est qu’une marchandise. Elle rejoint alors un couvent et entre dans les ordres sans toutefois prêtée allégeance. Elle y gagne une certaine sérénité malgré cette épée de Damoclès toujours aussi présente.

 

Mélisande fait preuve d’un grand courage et fait même figure de rebelle. Les femmes quelque soit son rang social, ne sont qu’un objet aux mains des hommes. Se défaisant ainsi de ses liens, elle s’en affranchit avec persuasion et conviction. Elle apprend avec envie auprès de Sœur Agnès, matrone. Une bien gentille dame qui a pris sous son aile la jeune femme et pour qui elle éprouve une grande sympathie et réciproquement. Mélisande s’épanouit ainsi, loin de tous conflits et épousailles non voulues.

 

Le destin la rattrape en la personne de Justin de Montaigle. Chevalier, issu d’une noble famille, à qui on lui a promis sa main. Mélisande est obligée de le suivre afin de retourner sur ses terres en Normandie dans le but de célébrer ce mariage. Gagnée par la colère, Mélisande ne s’avoue pas vaincue aussitôt. Elle ne veut pas de ce mariage forcé et elle mettra un terme à cette mascarade dès les retrouvailles avec son frère. Un retour chaotique où elle fomente mille et un plans d’évasion. Alors que la neige s’est abattue avec force et vigueur sur ces terres tristes, le convoi est attaqué par des brigands. Prise en otage, Mélisande sera rendue à son seigneur contre une généreuse rançon. Le Borgne ne fait pas de quartier et souhaite tirer à profit de cette situation.

 

Le Borgne pourrait en effrayé plus d’un. Haute stature, charismatique, prestance, tout en lui transpire l’assurance de ses mots et la violence de ses gestes. Chef de ce groupe de brigands, ses motivations de voleurs semblent honorables. Mélisande découvre tout au long de sa captivité un homme aux valeurs et principes ancrés et honnêtes. Un robin des bois tout aussi taciturne, mélancolique aux accès de colère impressionnants. Si Mélisande tente de lui faire faux bond à de nombreuses reprises, Mélisande va découvrir à ses dépens un homme généreux et qui cache son passé. Un passé douloureux que va tenter d’apaiser Mélisande. Sera t’elle prête à accepter touts ces secrets et révélations ?

 

Je connaissais Natacha J Collins pour ses romances historiques sur les Highlanders, je découvre maintenant un univers tout autre puisqu’elle se déroule sur nos chères terres, et dans ce cas ci en Normandie pendant la guerre de Cent Ans. Et une nouvelle fois c’est un sans faute pour Natacha J Collins. Elle m’a plongée dans un univers qu’elle maîtrise totalement que ce soit par rapport au contexte historique, du langage avec des expressions de l’époque, et sans oublier la part de la romance. Elle nous propose des personnages attachants qui sont aux antipodes. Des méchants, des gentils, des farouches, des intrigants, des intrépides, des méchants qui sont gentils, des femmes et des hommes au passé douloureux. Ces derniers portent haut les cœurs leurs convictions, leurs peines  et leurs colères. Une histoire qui fait frémir et qui m’a accaparé dès le début laissant le doute quant au déroulé de l’histoire s’installait. L’auteure fait preuve de suspense et mène l’action avec bravoure et force. Un huis clos dans les bois qui ne peut absolument pas vous laissez insensible. Natacha J Collins sait surprendre et envoûter. Une nouvelle fois, je suis charmée par la teneur de cette nouvelle romance historique. De menus détails, des combats, des révélations, des secrets et des manipulations tout un tas d’éléments qui vous scotcheront sans aucun doute !

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… Le site des éditions Harlequin

… mes avis sur d’autres romances de Natacha J Collins.

LE MYSTÈRE DE DUNGOTTY, une romance historique de Julia London.

Les mariés écossais TOME 5
Écosse, 1755
Farouche. Impétueuse. Audacieuse. Catriona n’est pas de celles qu’on peut discipliner. Pourtant, face à l’hostilité de sa famille, elle s’est résolue à déserter Kishorn Abbaye, cet îlot des Highlands qu’elle a dédié à l’accueil de femmes réprouvées, pour rejoindre la demeure de son oncle. Mais, en découvrant que Hamlin Graham, duc de Montrose, fait partie des convives qu’elle devra côtoyer à Dungotty, Catriona s’indigne. Cet homme, aussi fascinant que dangereux, n’est-il pas accusé de la disparition de son épouse ?

Catriona est ce que l’on pourrait qualifier de vieille fille. A trente ans passés, elle n’est pas mariée et les rumeurs qui circulent sur elle vont bon train. Catriona a toujours considéré que le mariage qu’elle ferait, serait un mariage d’amour et non de raisons. Les prétendants se sont présentés mais aucun n’était à la hauteur de ses espérances. Catriona s’est rapidement faite une raison mettant ainsi son temps disponible pour le projet de sa tante : venir en aide aux femmes et enfants réprouvés. Ces derniers ont fui un mari ou un père violent, où une situation insupportable.
Catriona a énormément appris aux côtés de sa chère tante qui vient de disparaître. Diriger la communauté, écouter les femmes désespérées, innover, prendre des décisions, tout cela, elle l’a perfectionnés sur le terrain. C’est un projet considérable qui a pris une place incroyable dans sa vie. S’en défaire lui est impossible. Elle a à cœur de le continuer. Le décès de sa tante est une véritable épreuve aussi tragique que douloureuse. Catriona est anéantie. Sa famille décide alors de l’envoyer chez son oncle pour se reprendre et se ressourcer. Après un long voyage épuisant, elle est accueillie par son oncle fort content de la revoir et aussi attristé par cette nouvelle. Catriona n’est pas femme à se laisser abattre. Entourée par les invités intrigants, saugrenus et charmants de son oncle, Catriona va se prendre de passion pour une énigme. Un mystère qui est loin de la laisser pantoise et qui titille sa curiosité. Le Duc de Montrose est accusé d’avoir assassiné son épouse qui a disparu depuis de longs mois. Lui étant inconcevable de laisser un meurtrier en liberté, elle se donne pour mission de découvrir la vérité. De fil en aiguille, elle se fait une idée sur ce mystère, oubliant presque le sort réservé à Kishorn Abbaye.

 

Le Duc de Montrose est un homme fort mystérieux. Silencieux, pédant, personne n’ose s’approcher de lui. Un mutisme qui fait froid dans le dos mais qui n’empêche pas Catriona de l’aborder. Si dans un premier temps il ne laisse rien paraître de ses sentiments qu’ils soient positifs ou négatifs, le Duc est intrigué par cette intrigante qui tente de lui remettre les étriers aux soirées mondaines et autres. De rencontres en rencontres, ce duo apprend à se connaître, mais la vérité risque d’être blessante et quand le passé resurgit les inquiétudes seront nombreuses.

 

Je découvre pour la première la plume de Julia London. J’ai vu bon nombre de ses romances paraître mais je n’avais jamais ouvert un de ses livres. Chose fait maintenant et je suis charmée par cette rencontre. Une plume captivante et fluide qui m’a transportée au cœur de l’Écosse du 18e siècle. Un univers fidèle qui m’a fascinée. C’est légèrement différent des romances où les highlanders du 10e siècle devaient se confronter à la barbarie des clans et autres. Les personnages évoluent dans une atmosphère dandy et romantique avec une touche de suspense et de mystère. Une lecture agréable portée par une histoire qui en vaut le détour. J’ai passé un joli moment de lecture. Comme dans toutes les romances historiques, j’aime retrouver les détails historiques, et ici, elles font défaut. C’est de prime abord une romance sentimentale dans un contexte historique peu développé. Cela n’enlève rien au charme du roman. J’ai des attentes particulières avec ce genre de lecture est ici elles ne sont pas assouvies. Je devrais revoir mon cahier de charges !

 

Un excellent moment de lecture !

 

Une chronique de #Esméralda.