L’AMOUR, NOTRE MEILLEUR MILLÉSIME de Elline Baudry.

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[ROMANCE CONTEMPORAINE – 2017]

Auto – édition

Format numérique : 3.99€

Uniquement disponible sur Fnac.com et Kobo

Ma note : 4,5/5 mention « petit coup de cœur »

 

 

 

 

 

 


 

Le résumé :
Suzanne ne peut nier l’évidence, être tombée sous le charme de Simon Duprat. Il est beau, doté d’un physique de rêve, cultivé et propriétaire d’un somptueux domaine viticole dans le Médoc, en Gironde. Tout aurait été merveilleux si, à la minute où elle a croisé son regard troublant bleu-azur, il n’était pas également devenu son nouveau patron !
De son côté, sensible à sa présence à ses côtés, Simon a du mal à maîtriser son attirance pour elle, malgré la promesse douloureuse qu’il s’est fait, il y a bien des années, d’éradiquer l’amour de sa vie, pour ne plus avoir à en souffrir. Alors pourquoi exiger que Suzanne l’accompagne absolument lors d’un déplacement professionnel à Munich ?
Plongés pourtant quotidiennement au sein d’une nature intransigeante, d’un terroir singulier, d’un métier passionnant et exigeant, quelle sera leur plus grande difficulté ? Combattre et se tenir à distance du désir suscité par l’autre, ou affronter leurs propres peurs ?

 


 

Mon avis :

 

L’AMOUR, NOTRE MEILLEUR MILLESIME est une très belle histoire d’amour. Sympathique, légère, rafraichissante, une lecture idéale pour un moment cocooning.
Direction les vignobles bordelais, non loin de l’estuaire de la Garonne. Simon Duprat est un vigneron. Il a tout appris de son défunt grand-père. Comment analyser le temps à venir, s’occuper de la vigne, prévenir les champignons et autres nuisibles susceptibles de porter atteinte à la récolte. Outre le travail manuel, il est également au point pour ce qui est de la vendange jusqu’à la mise en fût. C’est un homme rigoureux, attentif et surprenant. Il allie à la perfection ce métier traditionnel à la modernité ouverte par la mondialisation. Présent sur tous les fronts, c’est un passionné. Un homme authentique, rustre et tendre à la fois, borné, intransigeant mais quelque peu reclus sur lui même suite à un évènement passé douloureux. C’est un homme blessé qui a du mal à gérer ses émotions surtout face à une nouvelle arrivée. Elle, c’est Suzanne recrutée pour faire face à l’augmentation de la charge de travail. Assistante de Simon, elle aide également la secrétaire présente depuis toujours. Suzanne n’est pas une novice et connaît très bien ce monde dans lequel elle évolue depuis de nombreuses années. Suzanne est une remarquable jeune femme. Convenable, elle paraît timide au premier abord, alors que quand la situation se prête elle est pétillante. Sincère, franche, introvertie, elle n’hésite pas à dire les quatre vérités quand cela s’avère nécessaire. Leur première rencontre souffle le chaud et le froid. Une sorte de coup de foudre. Ce dernier est mal assuré par les deux parties. C’est une relation langoureuse qui petit à petit va se mettre en place au grés de nombreux aléas, de moments romantiques et de discussions intenses.

 

J’ai beaucoup apprécié ce couple. Leur indécision, leur timidité, leur souhait et leur hésitation sont tout autant touchants. Leur façon de se convoiter, de s’apprivoiser, de se découvrir a tout du romanesque. Sans oublier les paysages bucoliques.

 

C’est une lecture tendre, douce, agréable et magnifique. Loin des romances aux rebondissements incessants. C’est une lecture où le temps se savoure avec délice, où le respect prédomine et où chaque gestes ont leur importance.

 

J’ai également découvert le monde de la vigne grâce aux descriptions précises. C’est un univers très intéressant et assez complexe : le bon vin ne se fait pas en un claquement de doigts. Outre cela, la ville de Bordeaux est mis à l’honneur avec les grands monuments qui font de cette cité un joyau. Pour finir sur la côte ou au bord de l’estuaire avec ces petits villages atypiques qui font la beauté de la région.

 

J’ai été émerveillée par cette romance autant par les personnages attachants que par les paysages décris et le contexte de l’histoire. Une lecture idéale pour cet été. Moment délicieux garanti en compagnie de ce roman. A découvrir !

 

 


 

Je remercie Elline Baudry pour sa confiance et sa patience.

 

 

 

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D’UN COUP DE BAGUETTE MON CŒUR BALANCE de Angélique Ayraud.

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[ ROMANCE CHICK-LIT – Nouveauté 2018]

Éditions Butterfly – Collection Pink Romance

Service presse

 

Format numérique (304 pages) : 5€99

Ma note : 3/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Butterfly pour leur confiance.

 


 

Le résumé :

 

La vie d’Alice va être bouleversée le jour où Orine, éditrice Américaine aussi déjantée qu’attachante va lui proposer d’adapter son histoire qu’elle publie sur internet en film. Poussée par sa meilleure amie, elle décide de tout plaquer : direction Hollywood.
A peine arrivée, les ennuis commencent. Elle se retrouve projetée au milieu de ce pays des Merveilles rempli de paillettes, d’acteurs aussi craquants que séducteurs, mais où tous les coups bas sont permis… Si jusque-là sa vie amoureuse est loin d’être trépidante, elle va devoir choisir entre deux hommes aussi différents que séduisants.
Entre trahisons et faux-semblants, arrivera-t-elle à se décider ?

 

 


 

Mon avis :

 

J’avais adoré le premier roman d’Angélique Ayraud (« D’un coup de baguette tout part en vrille »). Un véritable coup de cœur pour cette romance pimpante et sensationnelle.
En toute honnêteté, j’avais hâte de lire son nouveau roman qui s’inscrit dans la lignée du premier, mais qui peut se lire indépendamment. Hâte de retrouver des personnages atypiques, rigolos et une histoire à mourir de rire.
Et une une nouvelle fois pour être honnête, ce roman n’a pas été à la hauteur de mon espérance.

 

Alice est une jeune femme rayonnante, quelque peu maladroite, introvertie et surtout imaginative. D’ailleurs elle met cette dernière qualité au service de son écriture. Son roman d’amour est repéré par une attachée de presse américaine, Orine exubérante au possible. Orine lui propose d’éditer son roman outre atlantique et de l’adapter au cinéma à Hollywood. Surprise mais avant toute méfiante, Alice ne croit pas du tout à ce coup du destin. C’est donc avec beaucoup d’appréhension qu’elle rejoint les terres de la démesure hollywoodienne. Après avoir fait connaissance avec le scénariste et moult autres personnes, une routine sympathique s’installe. Si seulement son cœur ne balançait pas entre deux acteurs. L’un ténébreux et impulsif et l’autre doux et protecteur. Deux histoires d’amours tumultueuses aux airs de soap opéra. Alice aux pays des merveilles ne va pas se remettre de sitôt de cette aventure pittoresque !

 

J’ai tout de même passé un super moment de lecture. Il n’y a pas à dire c’est ultra addictif et méga prenant ! De l’humour à gogo, des scènes palpitantes, des quiproquo en pagaille et des personnages atypiques aux fortes personnalités. Aucun moment de répit ne vient s’imposer tout au long de la lecture. Euphorique, trépidante, cette romance ne peut pas te laisser indifférente. Une histoire d’amour et d’amitié forte de sens. Et je n’oublie pas de mentionner les clins d’œil malicieux au monde de Disney !

 

Je reproche quelques longueurs à cette histoire et par moment j’ai tournée en rond. Je ne veux pas me faire l’avocat du diable et surtout, je ne veux tacher le talent fou de l’auteur. Et puis je n’ai pas trop accroché au personnage d’Alice. Je l’ai trouvé trop naïve, par moment un peu surfaite. Parfois ces réactions m’ont semblé farfelues. De plus les deux amoureux transis ne sont pas assez mis en avant à mon goût. Malheureusement, je suis passée à côté de cette sublime histoire.

 

« D’un coup de baguette mon cœur balance » est en soi une très belle histoire d’amour. Une histoire fraiche et délicieuse à découvrir à la plage.

 

 

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ISULKA LA MAGERESSE #2 : La Vieille Alliance de Dorian Lake.

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[FANTASTIQUE / AVENTURE – Nouveauté 2018]

Éditions Noir d’Absinthe

Service presse

 

Format numérique 263 pages) : 5.99€

Broché : 17.90€

Ma note : 5/5 mentions « à découvrir » et « coup de cœur »

 

 

 

 

Je remercie Dorian Lake et les éditions Noir d’Absinthe pour leur confiance et patience.

 


 

Le résumé :

 

Au nom de la Vieille Alliance, qui unit la France et l’Écosse depuis l’époque de William Wallace et Robert the Bruce, Isulka, mageresse de cabaret, et Scipione, spadassin vénitien, sont appelés au cœur des Highlands pour lutter contre une ancienne malédiction…
Quelque part entre victorian fantasy, cape et épée et mythes pictes, laissez-vous entraîner dans la suite des aventures d’Isulka et de Scipione.

 


 

Mon avis :

 

 

Le premier tome était sensationnel mais le second est encore plus époustouflant. Une invitation à l’aventure sans fioriture. Une aventure entrainante et sensationnelle dans un monde où légendes et croyances s’entremêlent et prennent une dimension inimaginable.

 

Après l’Égypte, Dorian Lake t’entraîne sur les terres de l’Écosse où moult légendes ont façonné ce paysage aride. Terres de Highlanders pourvus d’un sens profond de l’honneur et de la famille où les codes stricts ne peuvent être pourfendus. Isulka la mageresse est embringuée par dépit dans un nouveau voyage au nom de la Auld Alliance. Son but : mettre terme à une malédiction qui met à mal les habitants de ces contrées lointaines. Scipione, loin d’être enjoué se joint au voyage afin de fuir les geôles de Paris. Ce duo réunit est tout autant délicieux. Leurs joutes verbales sont un pur délice. Isulka est toujours aussi sûre d’elle et courageuse. Elle n’hésite pas à jouer aux tête brulées et se met au devant de nombreux ennuis. Toujours maudite par la bague d’Isis (voir tome 1), elle va se donner corps et âme à cette nouvelle mission. De plus elle va en apprendre davantage sur ce pouvoir qui coule dans ses veines. Isulka la mageresse devient magistrale. Tout ce pouvoir lui donne l’aura d’une déesse. Tu retrouves une femme affirmé et splendide.
Scipione est toujours fidèle à lui même. Coureur de jupons averti, il n’hésite pas à soulever ceux de sa belle et intrigante hôtesse. Mais lorsque Isulka disparait il n’hésite pas à tâtonner de l’épée pour défendre son amie et son honneur.
Tous les deux sont embarqués dans un drôle de complot. Alors que Scipione tente de démêler la vérité et combattre les Anglais, Isulka est projetée dans le monde irréel où dieux et rois se livrent une bataille infernale. Un saut dans le passé époustouflant.

 

Dorian Lake revisite les légendes et mixe pour en créer une nouvelle : le roi Arthur (Arhur Pendagron), la table ronde, les chevaliers de la table ronde et La Reine noire (la Reine Margot) qui est, si mes souvenirs sont bons, la demi sœur du Roi Arthur, rituels. Un mix très bien maitrisé où est rajouté à tout ça le folklore local : Les Pictes, descendants des premiers habitants de La Caledonie. Ce livre est un condensé d’Histoire et de Légendes. Tu greffes à ça un soupçon de barbarie, des scènes sanguinolentes, de la passion, de l’amour, de la  vengeance et de la haine et tu tombes directement dans un roman totalement subjuguant.
Je ne peux que tarir d’éloges sur ce second volet. La plume de Dorian Lake s’est affirmée et n’hésite pas à rentrer dans les détails. Une histoire parfaitement maitrisée de bout en bout.

 

C’est juste époustouflant et j’en veux encore !

 

 

 

 

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Mon avis sur le premier tome : « La Pierre d’Isis » !

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LE CHANT CLAIR DES SIRÈNES de René Pagis.

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[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2018]
Éditions Marivole – Collection Romans Marivole
Service presse

 

Format numérique (261 pages) : 7.99€
Broché : 19.00€
Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance.

 


 

Le résumé :

 

 

Jacques a toujours dit qu’un jour il partirait « Tout droit devant », conscient qu’il ne le ferait jamais. Pourtant, un jour différent des autres, incapable de supporter plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en direction du sud. A bout de force, il se réfugie dans une grande maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l’envoute et le prive progressivement de toutes ses défenses… Un homme, malade, dont il a remarqué la présence est finalement étouffé dans son lit. Jacques inconscient se réveille, dans une chambre auprès de Mathilde sans le moindre souvenir. Elle l’accuse du meurtre de son mari. « Il a basculé dans un autre monde délicatement irréel, abandonnant toute forme de raison, aujourd’hui, il en est convaincu, il a cédé sans pouvoir résister à une tentation fatale »… A-t-il été victime du seul pouvoir de séduction de Mathilde à la manière du chant clair des sirènes attirant les marins ou d’une substance discrètement administrée par son hôtesse ? Jacques reprend sa fuite mais tombe rapidement dans les mailles de la Justice et comme si cela ne suffisait pas, il apprend qu’il est atteint d’une maladie grave qui risque de l’emporter très vite… Laquelle de ces deux fatalités l’emportera ? Et si en attendant il réapprenait à vivre et à aimer ?

 


 

Mon avis :

 

Il est vrai que je m’attendais à un roman avec un peu plus d’actions dans le style polar. Comme quoi il ne faut pas s’arrêter à la première apparence.

 

« Le chant clair des sirènes » est avant tout l’histoire d’un homme, Jacques. Jacques est à présent à la retraite, ne semble jamais avoir vécu une vie trépidante. Marié, père de deux enfants, il a toujours été d’une droiture irréprochable. Certes pas un père attentionné ou un mari surprotecteur. Mais il a toujours été présent. Les années se sont écoulées rapidement s’enlisant dans un quotidien banal. Dodo, boulot, dodo. Une vie d’un rien extraordinaire. Bafoué par les remontrances et les humiliation de sa femme, Jacques fulmine intérieurement. Lorsque le vase déborde, enfin, il prend ses clics et ses clacs et part vers l’inconnu. La liberté à portée de main, c’est tout joyeux qu’il se laisse guider par sa voiture le portant sur ces routes salvatrices. Les souvenirs heureux rejaillissent anéantissant peu à peu cette douleur silencieuse. Un pèlerinage nécessaire afin que cet homme se retrouve en tête à tête avec ses valeurs, ses principes, ses rancoeurs, et ses doutes. Son périple se termine dans un petit village des Pyrénées du Languedoc-Roussillon, non loin de la frontière avec l’Espagne et tout proche de Perpignan. Il s’installe dans une maison d’hôte où la gérante, Mathilde, pas très bavarde et mystérieuse va peu à peu le contraindre et l’enfermer dans une bulle protectrice et salvatrice. L’apaisement est le sentiment le plus puissant qui l’étreint. Une sorte de bonheur intense l’envahit peu à peu. En totale communion avec son environnement, il s’adonne à son plus grand plaisir, l’écriture. Mais ce répit est de courte durée. Le piège se referme petit à petit et le dénouement est dramatique. Voici que Mathilde l’accuse d’avoir donner la mort à son mari gravement malade. Bouleversé et apeuré, la fuite semble la seule échappatoire. Sa peur le conduit à traverser la frontière où malheureusement la garde civile espagnole finit par lui mettre la main dessus. La chute en enfer est amorcée. Une dérive spectaculaire qui le plonge dans un procès surréaliste. A cela s’ajoute la découverte d’une maladie grave du cœur et d’un cancer. Paul, le médecin de campagne, et son ami l’avocat vont lui apporter un soutien indéfectible et précieux. Ils lui transmettent le courage nécessaire à affronter les terribles épreuves.
Cette fuite qui débute sous de bonnes augures se termine par un terrible chemin de croix. Jacques affaibli et tourmenté se bat pour donner un sens à ses erreurs passées et pour en retirer une leçon.

 

Ce roman est particulièrement tourné sur le personnage de Jacques. L’auteur approfondi ses traits psychologiques et nous décrit un homme blessé et meurtri. Ce voyage inespéré lui ouvre de nouvelles portes sur sa personnalité et il se découvre un autre Jacques. René Pagis, fort de son talent, nous plonge dans ce processus de reconnaissance et d’estime de soi. C’est une excursion bouleversante et très poignante dans l’humilité de cet homme. L’auteur traite d’un sujet sensible : la maladie et son appropriation.

 

C’est un roman à découvrir sans aucun doute. Une belle découverte hors de mes sentiers battus.

 

 

 

 

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RUE BLONDEL de Valéry Sauvage.

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[ LITTERATURE FRANCAISE – Nouveauté 2018]
A paraître le 3 Mai
Ateliers Henry Dougier – Collection Littérature
Service presse

 

Format numérique (128 pages) : 5.99€
Broché : 14.00€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

Je remercie Valéry Sauvage pour sa confiance et Nadia des ateliers Henry Dougier pour l’envoi.

 


 

Le résumé :

 

Tout commença dans les années 50, rue Blondel, à Strasbourg-Saint-Denis. Près de la Porte-Saint-Martin, à Strasbourg-Saint-Denis, il y a la rue Blondel.
Or dans la rue Blondel, y’avait une demoiselle. Elle avait l’uniforme que porte la profession : une jupette ultra courte et puis un boléro ayant peine à cacher un soutif en dentelle deux tailles trop étroit. Elle se postait toujours en haut de ses trois marches, dans le creux d’une porte. On aurait dit un peu comme une pauvre madone dessus son piédestal.
Elle s’appelait Lucienne, mais on disait Lulu. Et puis y’avait Momo, le serrurier et ses mauvaises fréquentations et puis aussi Edmond, qui n’aimait pas son prénom, qui n’aimait pas ses parents, qui ne s’aimait pas trop non plus lui-même et qui partit en Grèce sans vraiment savoir pourquoi.

 


 

Mon avis :

 

Mais quel délicieux roman ! Un roman peignant trois portraits, d’une femme et de deux hommes, qui en toute honnêteté et sans tomber dans le graveleux, te fait voyager dans cette quête et cette reconnaissance que la vie n’offre pas forcément. Le point commun de ces deux hommes est Lulu. Lulu, sa vie a basculé en enfer lorsqu’en défendant sa mère, commet un acte irréparable. Mineure, elle est jugée coupable et sera enfermée de nombreuses années. Lulu est l’incarnation même de la force puisée dans l’abnégation de cette vie vouée à ce « perchoir de la Madone », pas plus haut que trois marches. Elle trône telle une déesse de la chair, sur son piédestal, regardant et attirant les passants dont elle leur procure le plaisir éphémère. Lulu a toujours été condamnée à cette vie, une situation qui se passe de mère en fille telle une malédiction. Lulu a le regard éteint sur cette vie médiocre, son courage et d’autant plus saisissant qu’il ne semble n’y avoir aucun échappatoire. Lulu est là, sans être là, un mirage qui trouvera réalité dans les bras de Momo et d’Edmond.

 

Momo est le petit voyou des bas quartiers. Momo n’a rien d’un gangster mas malheureusement se trouve souvent au mauvais endroit au mauvais moment. Forte de ses expériences ratées, il passe la plupart de sa vie dans une cellule. Son passage dans l’armée n’a pas mis du plomb dans sa tête mais a eu le mérite de révéler son aptitude pour la boxe. Momo est à l’image même de l’insouciance. Son attirance pour les mauvais postures est inéluctable, mais celle qui l’éprouve pour Lulu est profonde et sincère. Celle qui détruit toute logique et fait rêver. Il ne l’a jamais oubliée, elle a toujours eu sa place dans son cœur malgré les nombreuses années qui les ont éloignés. Momo est un gars bien sympathique et aucunement présomptueux.
Edmond est le fils unique d’une famille catholique, bon genre, bon chic. Edmond en a eu marre et s’est enfui pour parcourir les routes du monde. Les routes, synonyme de quête, rite initiatique. Une évasion pour se trouver, donner un sens à sa vie. Pour être tout simplement. Edmond ayant peu confiance en lui, accablé comme si il portait toutes les peines du monde sur ses épaules. Edmond n’est l’ombre que de lui même. Lulu lui a amené tout le confort et l’écoute dont il avait besoin.
La présence de Lulu dans les vies de ces deux hommes ont été une bénédiction. Elle apparaît comme étant la maitresse, la femme, l’amante, la mère, l’amie, la sœur. Elle tient se rôle essentiel et indestructible. Elle a cette place chérie dans le cœur de ses deux hommes et les guide dans les méandres de leurs vies chaotiques. Elle est cette madone de chair et au cœur sensible. Malgré les séparations inexpliquées et les éloignements, elle leur donne à tout jamais un rôle à ses côtés.

 

La plume de Valéry Sauvage est sans aucun doute une très belle découverte. Une plume empreinte d’une honnêteté et d’une verbe à la fois poétique et dure. Elle fait voyager le lecteur tout au long de cette rue Blondel, au grès des souvenirs de Lulu, intégrant les points de vue de Momo et Edmond. Un panorama touchant et prenant. Une peinture parfaite alternant la morosité, la peur, l’inquiétude, le désœuvrement, l’espoir et l’amour régnant du haut de ces trois marches.
Une lecture captivante, envoutante et sincère ! Je suis juste conquise !

 

 

 

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