L’ENFANCE C’EST … un roman graphique écrit par 120 auteurs et illustré par Jack Koch.


Illustrateur très actif sur les réseaux sociaux, Jack Koch a invité 120 auteurs, connus et moins connus, français et étrangers, issus de tous les genres littéraires, à offrir leur définition de l’enfance, qu’il a illustrée. La magie opère à nouveau : ce sont autant de souvenirs et d’émotions qui sont dites, avec justesse, finesse et beaucoup de tendresse.

Qu’il est bon d’ouvrir ce roman graphique où la douceur, la réalité, l’imaginaire se côtoient autour de cette évidence L’ENFANCE C’EST …

 

120 auteurs réunis au cœur d’un livre où la tendresse, la bienveillance et l’amour s’affrontent, s’unissent tout au long de quelques lignes.
Quelques mots pour ces quelques lignes tels des tableaux souvent parfaits parfois douloureux. 120 auteurs qui racontent leurs enfances, leurs espoirs, leurs rêves, leurs blessures, ce moment crucial où ils rendent compte que l’enfance est passé tel un éclair.

 

Jack Koch et son excellent coup de crayons subliment ces mots. Un petit garçon, une petite fille, une jeune femme, un jeune homme, des parents, des grands-parents, des vélos, des cerfs-volant, des nuages, des fleurs, de l’eau, du vent, de l’herbe des arbres … pleins de rêves.

 

Un sentiment de plénitude au fil des pages s’installe, instillant ces coups de bonheur et de tendresse.

 

A mon tour de me prêter au jeu.

 

L’enfance c’est ce sentiment de ne pas trouver sa place dans ce monde trop vaste pour mes petites mains et mes petits pieds. C’est voir la vie en grand et s’imaginer astronaute et astrophysicienne. C’est pleurer et ravaler ses craintes dans un endroit secret. C’est rire et pleurer, un peu trop. C’est grandir trop vite et se rendre à l’évidence que l’enfance c’est tout un monde.

 

L’avez-vous lu ?

 

Je vous le conseille vivement !

 

Une chronique de #Esméralda.

Quand nos souvenirs viendront danser de Virginie Grimaldi

Littérature française contemporaine – Sortie poche le 17 juin 2020
Le livre de poche

Ma note : 3.5/5 mention « petite déception »


Résumé : « Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.


L’avis de #Lilie : Vous le savez, Virginie Grimaldi fait partie de ces autrices dont j’attends toujours les parutions en format poche afin de les dévorer. Même si le quatrième de couverture ne m’inspirait pas trop, je me suis lancée, confiante, dans ma lecture. Néanmoins, cette fois-ci, la magie n’a pas opéré et je referme le livre avec une pointe de déception.

Nous faisons ici connaissance avec Marceline, Anatole, Gustave, Joséphine, Marius et Rosalie. Ils vivent impasse des Colibris et ils apprennent qu’ils vont être expropriés. Pour ces octogénaires qui ont vécu une grande partie de leur vie dans ces maisons, partir sans lutter est inimaginable. Ainsi, ils vont monter le groupe des « octogéniaux » et vont mener nombre d’actions pour faire plier le maire. Arriveront-ils à le faire changer d’avis ? Que va leur amener ce combat de la dernière chance ? Sont-ils prêts à laisser leurs maisons ou lutteront-ils jusqu’au bout ?

Nous suivons principalement Marceline. Mariée depuis de nombreuses années, Marceline est une dame qui semble, de premier abord, un peu dure et renfermée. Néanmoins, quand on creuse un petit peu et qu’on découvre, au fil des pages, son histoire, on comprend qu’elle s’est forgée une carapace pour se protéger. Aimante, fidèle, elle a encaissé des coups tout au long de sa vie mais elle a toujours pu compter sur son époux, Anatole, qui est son roc, son soutien, l’amour de sa vie. Avec leurs voisins, ils ont du mal à imaginer qu’ils pourraient être contraints de partir, eux qui ont tout vécu Impasse des Colibris. En effet, elle a été le théâtre de naissances, de divorces, de drames, mais toujours est-il qu’ils ont toujours pensé qu’ils termineraient leurs vies ici… Entre coups d’éclats et une large exposition médiatique, ils vont tout tenter pour ne pas laisser raser ces lieux qui les ont tant marqués.

Ce roman m’a un peu moins convaincue que les autres. Certes, cette bande de retraités prêts à tout pour sauver leurs lieux de vie est attachante mais j’ai eu l’impression de rester spectatrice de leurs aventures. Au niveau de la construction du récit, on alterne entre les descriptions au présent et les pages des mémoires de Marceline. Cette originalité m’a beaucoup plu car elle permet de mieux comprendre certaines situations et certains comportements actuels. La plume de l’autrice est toujours aussi vive et efficace et les courts chapitres donnent envie de tourner rapidement les pages. Néanmoins, émotionnellement, je n’ai pas réussie à être touchée par la bande des octogéniaux. Est-ce que le timing de lecture n’était pas le bon, je ne sais pas mais toujours est-il que je n’ai pas ressenti le chamboulement émotionnel habituel de mes lectures de cette autrice.

Pour conclure, « Quand nos souvenirs viendront danser » est une petite déception pour moi. Le thème est bien trouvé et tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture mais pour ma part, je n’ai pas réussi à être touchée par tous ces protagonistes pourtant hauts en couleur. Néanmoins, nombre de mes proches se sont régalés donc je ne sais pas, peut-être que je ne l’ai pas découvert au bon moment. A vous de le lire, pour vous faire votre opinion.

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