UNE ARÊTE DANS LA GORGE, un thriller de Christophe Royer.


Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

 
Après une retraite bien méritée en Irlande, loin de tout, Nathalie Lesage reprend du service. Au revoir Paris, bonjour Lyon. Une mutation qu’elle souhaitait pour oublier les événements passés. Son grade de commandant va lui causer certain soucis pour se faire accepter au sein de la nouvelle brigade dirigée par une bonne femme pas commode. Mais les défis ne l’ont jamais fait peur.
Je retrouve une Nathalie Lesage moins intrépide mais toujours prête à se mettre dans des situations pas possibles. Plus détendue et toutefois mal à l’aise, Nathalie doit mettre les bouchées doubles et surtout utiliser tout son bon savoir pour rentrer dans les clous et se faire accepter. Premier jour, elle tombe nez à nez avec une ancienne camarade de la promotion, se trouve affubler d’une ventre sur patte à la carrure de rugbyman et à l’entrain un peu douteux mais rafraîchissant, et un meurtre. Ainsi s’amorce une nouvelle course contre la montre afin de débusquer le meurtrier. Un meurtre, puis deux, puis trois d’une violence inouïe. Une aide providentielle et bien mystérieuse et de nombreux indices qui la porteront vers le coupable. Au cœur de Lyon, ce qui s’apparentait à une vengeance découlera vers un trésor inestimable. Êtes-vous prêts à le découvrir ?

 

Je suis très heureuse de retrouver le personnage de Nathalie Lesage dans ce nouveau thriller proposé par Christophe Royer. Un personnage à la fois différent mais qui a conservé son entrain pour les ennuis et son bon sens. Elle est rejoint par ce nouveau acolyte, un bleu qui contrebalance la morosité de Nathalie. Totalement essentiel il apporte cette touche de folie tout en apportant celle de la stabilité. L’intrigue quoique bien ficelée n’a malheureusement pas su me satisfaire. Un peu trop de facilité et l’ésotérisme et quelque peu aux abonnés absents. Un peu trop calme pour moi qui aime les rebondissements, les clash et les surprises. J’ai beaucoup apprécié l’effort que l’auteur a porté à son décor en mettant à nu un patrimoine méconnu de Lyon : les arêtes de poissons. Un véritable mystère quant à son rôle et à sa construction. Rajouté à cela, une histoire de franc-maçons et vous avez un cocktail explosif ! Sauf que pour le coup niveau ésotérisme, il n’est pas véritablement au rendez-vous. J’en attendais davantage comme par exemple sur les traboules. J’ai tout de même apprécié ma lecture, même avec mes exigences. J’ai passé un bon moment de lecture sans toutefois ressentir ce frisson que j’affectionne. Le côté historique de la ville de Lyon m’a passionnée. Je suis admirative des recherches certainement employées par l’auteur pour planter ce décor et cette ambiance qui auraient pu tendre à créer un suspense plus haletant.

 

Une chronique de #Esméralda

 


… Lien Kindle

… le site des éditions Taurnada

… mon avis sur le précédent thriller de Christophe Royer, clique sur l’image pour le découvrir.

LA PRISONNIÈRE DU DIABLE de Mireille Calmel.


Mai 1494, en Égypte. Une roue de pierre tourne, gardée par un ordre secret. Lorsqu’elle s’arrête, le nom de celui qui doit mourir apparaît sur la tranche. Celui dont le diable s’est emparé et qui sera exécuté par l’Ordre. La volonté de Dieu…
Juin 1494, à Utelle, sur les hauteurs de Nice. Hersande règne sur le sanctuaire de Notre-Dame. Elle reçoit enfin le billet délivré par la roue. Mais lorsqu’elle lit le message, elle vacille. Jamais ce nom n’aurait dû apparaître…
Quand vengeance et sorcellerie s’entremêlent, seules demeurent la force et la passion.

Mireille Calmel est sans contexte une des auteures françaises dont nous attendons les sorties avec patience et envie. J’ai toujours un train de retard sur ses parutions, mais c’est pour mieux les savourer. LA PRISONNIERE DU DIABLE est sensiblement différent de ses autres romans. Personnellement cela ne me dérange pas, j’adore quand les auteures s’essayent à autre chose.
Elle nous offre ici un thriller ésotérique dont je suis ravie d’avoir lu. Loin du roman historique où l’action prime en deçà, ce roman nous plonge dans le combat éternel et mystique des forces du Bien et du Mal. Sous couvert des confrontations entre Dieu et Satan, certains hommes et femmes deviennent les petites mains des deux puissances. Alors que Satan œuvre selon ses envies, Dieu suit un plan complexe au travers d’un ordre énigmatique qui depuis l’Egypte étend ses branches au monde.

 

Vésubie, région dans l’arrière pays niçois, Utelle, petit village, devient le théâtre de rebondissements tout aussi alarmant que déstabilisant. Myriam est une orpheline. Abandonnée le jour de sa naissance, recueillie par le prieur et confiée à Séverine, une bonne âme, Myriam n’a jamais manqué de rien. Au contraire elle est devenue une femme épanouie et heureuse. Au bras de Pascal, elle devient maman. Enceinte de leur troisième enfant, le sort s’acharne sur leur vie. Pascal, tailleur de pierre, est retrouvé sans vie, en bas de l’échafaudage. Le monde de Myriam s’écroule en un rien de temps. Malgré la générosité des villageois et leur peine, Myriam doit faire face aux exigences du Baron également endeuillé. En parallèle, au sanctuaire de Notre-Dame, il est reçu une étrange visiteuse, porteuse d’une missive ténébreuse. Hersande, la mère supérieure, devra se plier à cette exigence qui n’a aucun sens. Qui aurait pu prédire que l’avenir du monde se jouerait, ici, à Utelle, un joli village paisible ?

 

Après une mise en place de l’intrigue, du décor et des personnages qui est quelque peu longue, l’histoire prend un tournant radical. Les éléments s’entrecroisent au fil des différents points de vue créant, ainsi, un suspense efficace. La part historique que nous aimons retrouver dans les romans de Mireille Calmel est moindre mais pas absent. La part ésotérique est quant à elle génératrice de rebondissements. Elle est loin d’être omniprésente, juste par touche, de quoi intriguer le lecteur. Mireille Calmel s’appuie sur ces légendes qui faisaient légion au XVe siècle notamment au sein de la communauté paysanne où les histoires rejoignent la fiction et le réel. J’ai beaucoup aimé cette ambiance calfeutrée dans laquelle évolue l’histoire. La tension monte crescendo jusqu’au point final. Un huit clos captivant où courage, force, abnégation, bienveillance doivent faire face à la désolation, l’enfer et le machiavélisme.

 

Une chronique de #Esméralda.

LES SAISONS DU PARADIS de Nico Augusto.

20181018_140401

 

 

[THRILLER ESOTERIQUE – Nouveauté 2018]
Préface de Grant Wilson
Editions Exergue – Collection roman Eso.

 

Format broché (338 pages) : 19.90€
Ma note : 3/5

 

 


 

Le résumé :

 

Nina et Ana sont les enfants du meneur d’un groupe de survivants… Ils apprennent à évoluer dans un nouveau monde, se rappelant chaque jour que l’arrogance et la toute-puissance de l’Homme ont eu raison… de leur planète. Mais que s’est-il passé avant la fin ? Ce roman ésotérique est écrit sous la forme d’une enquête policière menée par deux profilers de la brigade new yorkaise, qui traquent un tueur aux capacités extrasensorielles à la suite de la disparition d’enfants. A travers les destins croisés de ses personnages, Nico Augusto éveille l’imagination et l’esprit à d’autres possibles. Il nous convie à un voyage d’exploration de la nature humaine, mais aussi de la Terre et de ses autres dimensions.

 


 

Mon avis :

 

Le roman s’ouvre sur un chapitre où le monde que l’on connaît, n’existe plus. Anéanti par la suprématie de l’homme, 2047 est à l’image d’une monde désolé, dévasté. Quelques personnes ont survécu se regroupant afin d’affronter les éléments. Nina et Ana, deux sœurs, voient pour la première fois un cerf majestueux et magnifique et sera le prélude à une histoire moralisatrice et intense.

 

La trame du roman n’est pas sans me rappeler un sujet déjà abordé par Bernard Weber dans  » Les Thanatonautes ». Qu’y a t-il après la mort ? Question existentielle qu’aborde avec beaucoup d’imagination Nico Augusto. Ce dernier va explorer auprès de quatre personnages un univers entremêlé d’ombres et de paix.

 

Sur le plancher des vaches : deux inspecteurs, Tim Northmann et Eddie Nomura, sont confrontés à des disparitions inquiétantes d’enfants. Le principal suspect n’a rien de normal, beaucoup d’éléments sont trop abjects et irréels. Cette course effrénée ne les laissera pas indemnes et quand la vérité éclate, il sera certainement trop tard pour la tranquillité de l’humanité.
Ailleurs, sur Terre, entre ciel et terre : deux autres personnages vivent une aventure trépidante, mystique qui révèle peu à peu les secrets de la vie et de la mort. Yann Northmann et son fidèle compagnon, Ani, vont au péril de leur vie tenter de soustraire aux forces malveillantes de cet endroit des pierres magiques. Yann est un jeune garçon autiste. Ani est le seul à le comprendre. Effectivement une sorte de langage télépathique (vision d’images) c’est naturellement mise en place, ce petit chien (très malade) devient ainsi son meilleur ami. Ensemble, ils considèrent leur environnement sous un autre œil bienveillant, acceptant que la nature est une entité à part entière. D’autre part, se trouve également un personnage bien plus sombre, désespéré et anéanti, James Marchal. Personnage certes caricatural d’un homme blessé par la disparition de son fils annihilant ses souvenirs bienheureux dans l’alcool. James est la contrepartie, plus exactement l’opposé, de Yann. Leurs missions sur cet espace providentiel échappant à toutes les lois de la nature exacerbée, font resurgir le meilleur et le mauvais en eux et les souvenirs.

 

Nico Augusto offre un récit à la fois teinté de paranormal, de fantastique et de policier. La voix du narrateur oscille entre les différents protagonistes et ouvre parfois une fenêtre sur une époque antérieure à l’action. Cette balade m’a quelque peu déroutée, notamment au niveau de l’enchainement des situations. Malgré cela, les pièces arrivent au terme de ce premier tome à s’enchevêtrer et surtout donne un début de réponse à la scène ouvrant le roman.  L’auteur explore avec ingéniosité l’essence même de l’Homme, de la nature. Le paranormal a une place prépondérante dans le récit donnant ainsi à l’action des scènes surréalistes (que j’adore) et trépidantes. L’aventure reste au cœur du roman pour un résultat surprenant.

 

Le final laisse espérer une suite haletante que j’ai hâte de découvrir !

 

 


 

Je remercie Laure de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Exergue, pour tout savoir !

Vers le site de l’auteur, pour suivre son actualité !

 

TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

SEKT, tome 1 : L’origine du venin de Vincent Ravalec.

41OBAMas2IL._SX374_BO1,204,203,200_

 

[THRILLER ESOTERIQUE – Nouveauté 2018 ]

Éditions TohuBohu

Service presse

 

 

Format broché (470 pages) : 22.00€

Ma note : 3.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions TohuBohu pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 


 

Le résumé :

 

Le chef gendarme y va de son laïus. Ils ont toutes les raisons de penser qu’il est arrivé quelque chose au fils de la femme ici présente et il précise qu’il serait dans l’intérêt de tous de collaborer. Aucune réponse. Silence de mort. Le jour se lève. Les yeux de la femme s’agrandissent d’horreur, ceux de Serge et de Marie-Hélène de stupeur. Dans le jardin, flottant sur des lambeaux de brouillard, scène d’épouvante, un homme est crucifié. On voit qu’il est encore vivant. Pour Serge, flic déclassé et Marie-Hélène juge fautive, c’est la possibilité du rachat. Résoudre ce mystère démoniaque c’est la rédemption ; échouer, la plongée professionnelle aux enfers. L’Origine du venin est un thriller diabolique au coeur des forces du mal qui nous côtoient dans l’ombre de notre quotidien. Un roman qui nous emmène loin, très loin, dès la première page et qui nous laisse pantois à sa conclusion.

 


 

Mon avis :

 

Je crois qu’aujourd’hui je vais être en mode « râleuse ». Alors oui ça m’arrive de temps en temps mais c’est pour la bonne raison. Je râle surtout contre moi même. Je n’ai absolument pas pu mesurer à sa juste valeur ce thriller qui est pourtant sensationnel. Tu ne me vois pas et encore moins vous m’entendez, mais je râle haut et fort.

 

Ce thriller ou polar est porté sur l’ésotérisme. Le Bien et le Mal. Leur confrontation incessante. L’enfer et le Paradis. Dieu et le Diable. Un super enjeu pour une enquête au cœur des sectes satanistes. Des enlèvements de jeunes femmes vierges qui sont promis à être sacrifiées pour l’élévation spirituelle et l’emprise indéfectible sur le monde par une alliance satanique. Une immersion dans le monde invisible régie par les étoiles, des cérémonies, des chamanes, des chants et des tatouages. Des codes à la base du monde spirituel qui perdurent depuis l’émergence de l’humanité. Le postulat du départ de cette histoire est le fait que Le Venin (l’origine du mal) est au sein de l’humanité depuis ses premiers pas. Certes il s’amenuise au fil des siècles, mais certaines poches familiales ou sectes font de la résistance et perdurent cette funeste tradition. L’auteur ne manque pas par ses riches descriptions à nous immerger dans cet univers malsain et terrifiant. Il éveille parfaitement la curiosité de son lectorat en apportant des précisions et des scènes à te glacer le sang. L’auteur ne s’arrête pas là dans son développement autour de la magie noire. Il y intègre une dimension bien plus moderne et actuelle est c’est ce que l’on nomme le mouvement transhumain. Kesako ? Le transhumanisme désigne un mouvement culturel et intellectuel international récent prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Il effleure la possibilité que l’intelligence artificielle et biotechnique pourrait régénérer la mémoire collective à un ADN proche, donc de la même famille. En plus clair ça donne : la résurgence des souvenirs encodés dans l’ADN transmis de génération en génération. Ou encore en plus clair : tu te souviens que ton ancêtre s’est pris une sacré cuite y a deux mille an en arrière. Trêve de plaisanterie ! Je trouve que cet élément assez étrange en soi est parfaitement intégré dans cette prise de pouvoir voulue par les sectes. La manipulation, la sournoiserie, la haine, l’abomination sont au coeur de cette histoire qui apporte à mon sens ( même si je râle toujours ) une trame assez spectaculaire et sensationnelle.

 

Les personnages principaux, les deux presque flics, Serge (ancien flic) et Marie-Héléne (ancien juge) sont assez complémentaires et apportent tout un paradoxe surtout au niveau de leur personnalité mise à mal par leur bon sens, leur passé respectif et par ces découvertes qui remettent en cause leur pseudo croyance. Tous les autres personnages ne sont pas en reste et nous offrent des moments assez exceptionnels. J’ai pu constater tout au long de ma lecture, leur évolution propre qu’elle tende vers le meilleur ou le moins bon.

 

Ravalec nous offre un thriller ésotérique extraordinairement sensationnel. Les détails apportées certainement par les recherches propres de l’auteur confèrent en parallèle de cette enquête hors norme, un côté documentaire des plus intéressants.
Alors pourquoi je n’ai pas accroché ? Premièrement, je traverse une période difficile où j’ai du mal à me concentrer sur mes lectures (fatigue, boulot et temps exécrable ne m’aident pas). Le second point : j’ai vraiment du mal avec les chapitres trèèèèès longs. Je trouve, à mon sens, que ça casse le rythme de lecture et donc au contraire allonge le temps des scènes ou de réflexions. Il m’a manqué tout au long de ma lecture, cette bouffée d’oxygène salvatrice. Et le troisième point : le changement incessant d’un paragraphe à l’autre de narrateur et point de vue et dans un chapitre long c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Alors je râle encore car je suis passée à côté d’un super thriller où le style de Ravalec est surprenant et intéressant. Je me replongerai, certainement, d’ici quelques années à nouveau, dans cette lecture pour enfin en mesurer toute l’importance et la subtilité.

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions TohuBohu, pour tout savoir !