TRANSACTION, un thriller de Christian Guillerme.

THRILLER

Éditions Taurnada

Collection le tourbillon des mots

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines. L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires. Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels. Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ? Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !
 
Ma note : 2,5/5
Nouveauté 2021
250 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Aïe voici un avis qui va piquer ! Il m’arrive, parfois, de sortir de ma lecteur totalement mitigée et c’est ce qui s’est produit avec le dernier thriller de Christian Guillerme. La quatrième de couverture envoie du lourd mais c’est sans les paillettes dans les yeux que j’ai refermé le livre.

 

Décor, simple, basique, la citée-banlieue avec ses tours décrépies et toute la désolation que l’on peut y trouver. Trois potes qui se connaissent depuis les bancs du primaire : la meuf victime de violence conjugale, le blanc qui zone toute la journée à la recherche d’un emploi, et le troisième (en surpoids et de couleur) qui travaille dans la même entreprise que son père. Ce dernier s’est fait avoir en achetant un produit sur un site qui bien évident n’est absolument pas conforme à ses attends. Encouragé par ses deux autres potes, il met à vendre cet objet sur un site également dans le but de refourguer la mauvaise came à un autre pigeon. Et là, bingo ! Voilà que l’affaire se conclut. Oui mais le pigeon est un brin psychopathe !

 

L’idée est originale il n’y a pas de doute. Mais (oui il va en avoir plusieurs), malgré la plume totalement addictive de Christian Guillerme qui en met plein les yeux et qui accroche avec tout un tas de rebondissements, la magie n’a pas du tout opéré.

 

Dés le départ je me trouve projeter dans un début confus qui part dans tous les sens. L’entrée en matière est perturbante et j’ai quand même compris pourquoi après quelques chapitres. Christian Guillerme a choisi une manière atypique (quoique pas nouvelle) d’aborder son scénario. Pourquoi pas, je ne suis pas contre ce procédé du moment que cela fonctionne. Mais ce sentiment de confusion persiste et ça, ce n’est pas bon signe !

 

J’embraye, je passe la seconde et la c’est la Bérézina. Les personnages principaux sont d’une caricature affligeante. J’ai en face de moi un roman social qui va, tout de même dans une moindre mesure, détailler la vie dans la cité et tout le tralala. J’avoue que là, j’ai eu du mal, beaucoup de mal. Je conçois que cela permet de mieux discerner l’état d’esprit et leurs traits de caractères. Mais non, ça ne fonctionne pas !

 

Je suis dure aujourd’hui 😦

 

A la troisième vitesse, je suis face à un psychopathe, un vrai de vrai, qui enterre ses victimes dans son jardin. Sa montée en puissance fait flipper. Calculateur, manipulateur, sa vengeance est terrible et disproportionnée (oui mais c’est un psychopathe alors va donc … pour la terrible vengeance sanglante !).

 

J’essaie de ne pas être narquoise 😦

 

Mon tout, fait un ensemble très bancal à mes yeux. Un thriller/roman social, c’est pas du tout ma came. Et malgré toutes les fois où je me suis refaite l’histoire (oui ça m’arrive tout le temps), je n’ai trouvé aucun élément auquel me rattacher et me dire « ah ouais, ça c’est top! ». J’avais beaucoup aimé Urbex Sed Lex et je lirai son prochain sans aucun doute. Je n’aime pas m’arrêter sur un avis aussi mitigé que celui d’aujourd’hui. Je n’étais pas au rendez-vous avec Transaction. Je ne peux toutefois que vous invitez à vous faire votre propre avis (surtout que tous les autres avis sont flatteurs). Vous apprécierez, sans doute, le rythme, les rebondissements et l’atmosphère angoissante qui s’égraine au fil des pages jusqu’à son apothéose.

 

 

L’ŒIL DU CHAOS, un roman fantastique de Jean-Marc Dhainaut.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions Taurnada

Collection L’ombre des Mots


Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît,
les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard. Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve. Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
242 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouver Jean-Marc Dhainaut dans une toute nouvelle histoire.

 

Théo, jeune lycéen de 17 ans, se passionne pour la photo. Un week-end, il s’attelle à préparer un nouveau filtre à l’aide de miroir et d’un prisme faits maison. Le résultat n’est pas tout à fait excellent, mais peu importe son acharnement lui a permis de créer ce nouveau appareil photo. Théo est un jeune homme introverti et la photo lui permet d’exprimer une palette d’émotions. A bien regarder de plus près, ses nouvelles photos sont bien différentes des modèles originaux. Décontenancé par le résultat, il décide de manipuler son appareil et découvre avec effarement que les photos prises sont le reflet du moment exact 21 jours plus tard à la même heure. Et ce qu’il entrevoit c’est la fin du monde. Il tente désespéramment d’alerter ses parents et via son réseau social, les abonnés qui le suivent. Moqueries, insultes fleurissent sous les photos, mais Théo est persuadé qu’une grande catastrophe est imminente.

 

La chaleur, l’eau rationné, les écoles fermées, le monde vit au ralenti. Des aurores boréales peignent le ciel noir du Sud de la France, les animaux deviennent dingues et les gens commencent à se méfier. Puis soudain à la date fatidique, les avions tombent comme des mouches, le courant cesse, la télévision et les téléphones ne reçoivent plus rien. La fin du monde vient de retentir.

 

Théo séparé de ses parents et de son petit frère se doit à tout prix de les retrouver. Mais les gangs et les pilleurs sèment la terreur, nul endroit pour se sentir en sécurité. Épaulé et recueilli par un ermite, un ancien militaire solitaire, ils vont ensemble tenter le tout pour le tout et les rejoindre.

 

Ce road-trip aux airs d’apocalypses va vous tourmenter pendant longtemps. C’est un thème qui me subjugue tout autant qu’il m’effraie. Et puis notre quotidien se prête à la perfection à l’atmosphère créée par Jean-Marc Dhainaut. Outre cet aspect dont il nous fait irrémédiablement écho, l’aspect fantastique fait une timide apparition. Ce dernier est la marque de fabrique de l’auteur est à part quelques allusions ici et là, je ne peux que regretter ce choix. DANS L’ŒIL DU CHAOS est avant tout un roman d’aventure où l’homme et ses faiblesses sont au centre de cette histoire post-apocalypse. Il est question de survie, d’amitié, de courage, d’abnégation, de volonté et d’espoir.

 

J’ai pris du plaisir à lire le nouveau thriller de Jean-Marc Dhainaut. J’ai toutefois remarqué quelques redondances et un manque de fluidité qui entachent la lecture. Le thème est sans aucun doute intéressant. Il explore explicitement la surconsommation, l’environnement, l’écologie et les conséquences extrêmes de l’anthropocène.

 

Une lecture très surprenante où il est bien difficile de rester impassible.

 

Une chronique de #Esméralda

POUR SEUL REFUGE, un polar de Vincent Ortis.

POLAR

Éditions Pocket

Prix Nouvelle voix du polar


De la neige à perte de vue, une ourse affamée, pas une habitation à des kilomètres à la ronde. Seuls, perdus dans les immensités sauvages du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude, deux hommes se font face : un jeune Indien, accusé de viol avec tortures, et le juge qui l’a condamné. Chacun possède la moitié des informations qui pourraient les sauver. Ensemble, ils s’entretueront. Séparés, ils mourront
 
Ma note : 4,5/5 mention « frisson garanti »
368 pages
Disponible en numérique, poche et broché
1ere édition : septembre 2019

 


MON AVIS

Nichée au cœur du Montana, territoire hostile, cette cabane n’a rien d’accueillante surtout lorsqu’on est victime d’un enlèvement. La neige recouvre cette terre inhospitalière, dehors c’est la mort assurée. Pourtant il va tout tenter pour faire faux bond à son ravisseur, un homme aux allures de bûcheron. L’enferment n’aura duré que quelques jours au cours desquels il va en apprendre suffisamment pour comprendre de quoi il en retourne. Une histoire de vengeance personnelle ? La folie ? Le désespoir ? Tout autant de raisons pour le juge qui justifie en partie sa présence en ces lieux. Alors quand son ravisseur lui propose une drôle de porte de sortie, il saisit sa chance quitte à trouver la mort à l’extérieur.

 

Il a du apprendre par cœur des plans. Ce n’est pas un trésor qu’il trouvera au bout, mais la liberté. Contrairement à ce qu’il aurait pu penser, il ne sera pas seul. Un jeune homme enfermé depuis des semaines dans une grotte insalubre. Sale, répugnant, repoussant, nauséabond,il a vécu l’enfer. Est ce un juste retour de la vie ? Lui qui a fait tant de mal et à qui on en a fait autant. Victime du même ravisseur, il a du apprendre à son tour, les lieux exacts où sont enfouis du matériel de survie.

 

Ce duo improbable va se devoir de trouver une certaine entente pour atteindre leur but, la liberté. Un chemin chaotique où la vie sauvage a tout ses droits.

 

Vincent Ortis signe un premier polar totalement époustouflant. Un roman où les différents points de vue trouvent leur place à tour de rôle et avec lequel le scénario trépidant s’imbrique avec une belle efficacité. Une atmosphère glaçante et anxiogène s’installe au fil des chapitres. Les personnages dégagent une aura malfaisante. Il est vraiment très difficile de s’attacher à eux. J’omettrai un bémol pour le personnage de Carter, lieutenant de police. Pugnace et tenace, Carter va démêler tout cet imbroglio invraisemblable. Ce polar me donne l’image d’un purgatoire. Cette sorte de quête atypique a tout du chemin de croix où soit la vie soit la mort les attendent au bout.

 

Un polar efficace à 200% et un auteur à découvrir sans faute !

 

Une chronique de #Esméralda

SEULE LA HAINE, un thriller de David Ruiz Martin.

THRILLER

Éditions Taurnada

Collection Le Tourbillon des mots


Persuadé que le psychanalyste Larry Barney est responsable du suicide de son frère, Elliot le prend en otage dans son cabinet. Sous la menace d’une arme, Larry n’a pas d’autre choix que de laisser l’adolescent de 15 ans lui relater ses derniers mois. Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Tandis que les détails scabreux se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix… Un thriller psychologique qui va vous retourner la tête !!!
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2021 et coup de cœur »
252 pages
Disponible en poche et en numérique
Nouveauté 2021

MON AVIS

Okay, cher lectrices, chers lecteurs, voici un huit clos totalement bluffant et hypnotisant. Laisser tomber tout ce que vous connaissez et laisser vous séduire par le suisse David Ruiz Martin !

 

Est-ce-qu’à 15 ans il est possible de saisir la profondeur du mal, de le manipuler aisément et de faire vivre un enfer sans pareil à un psychanalyste ? Elliot a 15 ans, certainement surdoué, et il a perdu il y a quelques mois son grand frère. Un grand choc, un bouleversement inattendu car rien n’a laissé paraître son malaise, son envie d’en finir avec la vie.

 

Elliot gamberge. Il veut à tout prix savoir les raisons qui ont poussé son frère à cet ultime geste. Il n’a laissé ni mots ni indices. Elliot va pousser le vice loin, très loin. Prendre en otage le psychanalyste de son frère, Larry Barney, dans le but précis d’en savoir davantage et surtout planter une belle graine de remords et autres dans l’esprit du psy.

 

Un flingue, des photos, des mots, beaucoup de mots qui touchent leur cible, laissent derrière eux cette trace indélébile de la douce folie. Un venin puissant, mélancolique, dramatique. Jouer avec les valeurs morales, tendre cette toile d’araignée jusqu’à ce moment fatal où la détente du pistolet claque !

 

Elliot est une âme désespérée et il voit en Larry son bourreau, celui qui a détruit sa vie.

 

David Ruiz Martin signe un thriller psychologique d’une beauté morbide. Celle qui vous fait frissonner, celle qui vous scotche, celle qui vous sidère et subjugue. Une plume un tantinet machiavélique (et c’est un doux euphémisme) qui vous embarque dans un huis clos terrifiant. Un huis clos qui m’a surpris dans la manière de sa construction. Si vous pensez pièce close, alors certes le roman débute ainsi mais il se termine tout autre. L’auteur met en exergue tout l’aspect psychologique. Tendancieux, féroce, faible, puissant, manipulé, sournois, vil, machiavélique … tout autant d’aspect qui rend le scénario d’une qualité irréprochable.  Une histoire de dingue porté par un personnage diabolique.

 

Un thriller détonnant qui m’a capturé dès les premières pages pour ne plus me lâcher ! Un thriller qui va vous foutre les chocottes !

 

A découvrir sans tarder !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

… ET POUR LE PIRE, un thriller de Noël Boudou.

Thriller

Éditions Taurnada

Collection Le tourbillon des mots


Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…
MA NOTE 4,5/5 mention « à découvrir de toute urgence »

173 pages
Disponible en numérique et broché.
Nouveauté 2021

MON AVIS

86 ans, toutes ses dents et toute sa tête, Vincent n’attend qu’une seule chose avant de pouvoir trépasser, se venger. Une vengeance qu’il rumine depuis vingt années. Pas un seul jour, il ne vit pas avec le souvenir de sa chère Bénédicte, l’amour de sa vie, sauvagement tuée par une bande de bon à rien. Il revoit ce qu’a dû endurer sa femme : les sévices, les brûlures, les viols, les lacérations, les humiliations, la mort lente. Il hurle la douleur de sa perte. Il pleure sa disparition, jour après jour. Il noie sa tristesse dans la boisson. Il est devenu le vieux grincheux, celui que l’on montre du doigt, celui qu’on évite à tout prix. Sa solitude est brisée lorsque la belle « sunshine », Magalie, son aide ménagère, passe des petits moments avec lui. Son neveu malgré sa servitude n’est qu’un petit avorton qu’il adore enquiquiner. Vincent et toute sa douceur de vivre se sont enfuis ce maudit jour. Il se prépare. Plus que quelques jours et son plan se mettra en marche. Il n’a pas peur de la mort, il l’attend avec impatience, les bras grands ouverts. Seul petit bémol, ses nouveaux voisins. Il n’y a rien contre eux, même pas leur origine évidente, au contraire cela lui rappelle de merveilleux souvenirs. Ce qui l’embête c’est le fait qu’ils écoutent ses confidences. Malgré toute son énergie à les éviter, il ne veut pas que les malheurs, les siens, s’abattent sur cette magnifique famille. Il faut dire que les bras de ce papa seraient la force qu’il lui manque. Et puis la maman, flic, a plus d’un tour dans son sac. Une team exceptionnelle pour un boulot machiavélique !

 

Je crois que j’ai été accaparée dès les premiers instants par ce vieux monsieur et son caractère exécrable. Un véritable ronchonneur qui n’a pas sa langue dans sa poche et surtout qui ne déroge pas à ce qu’il a planifié. Sa douleur est évidente et son moyen de l’évincer est d’une certaine façon honorable. Qui n’a pas rêvé de se faire soi-même justice ?! Malgré son grand âge, il n’a pas perdu le nord. Son côté acariâtre, fonceur, têtu, et un peu maso sur les bords, j’approuve à 100%. Il est loin le papi pantouflard. En dehors de ce contexte de vengeance « terrible de la mort qui tue », une autre histoire tisse sa toile et je l’ai trouvée splendide. Elle contrecarre parfaitement l’image du papi en tenu de camouflage apprêté de son fusil. Un thriller que j’ai tout simplement adoré. Le scénario est hors du commun (non mais franchement un papi en commando, il fallait le faire). De l’action, de nombreux rebondissements, une intrigue magnifiquement bien ficelée et surtout des voisins au top. J’ai apprécié le rythme que donne Noël Boudou à son histoire. Une plume vive, souvent agrémentée d’un humour tranchant, qui sait nous mener par le bout du nez.

 

Si au départ c’était pour le meilleur … ET POUR LE PIRE a su me séduire par son originalité. Un personnage atypique motivé par un puissant sentiment de vengeance. Un cocktail explosif qui t’explose à la figure, là, gentiment pendant que toi t’es bien installé.

 

Je recommande vivement et chaleureusement. Vous n’allez pas être déçus !

 

UNE CHRONIQUE D’ESMERALDA

UNE ARÊTE DANS LA GORGE, un thriller de Christophe Royer.


Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

 
Après une retraite bien méritée en Irlande, loin de tout, Nathalie Lesage reprend du service. Au revoir Paris, bonjour Lyon. Une mutation qu’elle souhaitait pour oublier les événements passés. Son grade de commandant va lui causer certain soucis pour se faire accepter au sein de la nouvelle brigade dirigée par une bonne femme pas commode. Mais les défis ne l’ont jamais fait peur.
Je retrouve une Nathalie Lesage moins intrépide mais toujours prête à se mettre dans des situations pas possibles. Plus détendue et toutefois mal à l’aise, Nathalie doit mettre les bouchées doubles et surtout utiliser tout son bon savoir pour rentrer dans les clous et se faire accepter. Premier jour, elle tombe nez à nez avec une ancienne camarade de la promotion, se trouve affubler d’une ventre sur patte à la carrure de rugbyman et à l’entrain un peu douteux mais rafraîchissant, et un meurtre. Ainsi s’amorce une nouvelle course contre la montre afin de débusquer le meurtrier. Un meurtre, puis deux, puis trois d’une violence inouïe. Une aide providentielle et bien mystérieuse et de nombreux indices qui la porteront vers le coupable. Au cœur de Lyon, ce qui s’apparentait à une vengeance découlera vers un trésor inestimable. Êtes-vous prêts à le découvrir ?

 

Je suis très heureuse de retrouver le personnage de Nathalie Lesage dans ce nouveau thriller proposé par Christophe Royer. Un personnage à la fois différent mais qui a conservé son entrain pour les ennuis et son bon sens. Elle est rejoint par ce nouveau acolyte, un bleu qui contrebalance la morosité de Nathalie. Totalement essentiel il apporte cette touche de folie tout en apportant celle de la stabilité. L’intrigue quoique bien ficelée n’a malheureusement pas su me satisfaire. Un peu trop de facilité et l’ésotérisme et quelque peu aux abonnés absents. Un peu trop calme pour moi qui aime les rebondissements, les clash et les surprises. J’ai beaucoup apprécié l’effort que l’auteur a porté à son décor en mettant à nu un patrimoine méconnu de Lyon : les arêtes de poissons. Un véritable mystère quant à son rôle et à sa construction. Rajouté à cela, une histoire de franc-maçons et vous avez un cocktail explosif ! Sauf que pour le coup niveau ésotérisme, il n’est pas véritablement au rendez-vous. J’en attendais davantage comme par exemple sur les traboules. J’ai tout de même apprécié ma lecture, même avec mes exigences. J’ai passé un bon moment de lecture sans toutefois ressentir ce frisson que j’affectionne. Le côté historique de la ville de Lyon m’a passionnée. Je suis admirative des recherches certainement employées par l’auteur pour planter ce décor et cette ambiance qui auraient pu tendre à créer un suspense plus haletant.

 

Une chronique de #Esméralda

 


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… mon avis sur le précédent thriller de Christophe Royer, clique sur l’image pour le découvrir.

A PAS DE LOUP, un thriller psychologique de Isabelle Villain.


Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barberie, un éco-hameau niché en plein cœur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons.
Mais l’équilibre de cette nouvelle vie va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.
Et ce très beau rêve va se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

Rosalie et Philippe ont décidé de quitter leur vie citadine et exigeante pour un hameau caché au creux des montagnes au bout d’un chemin difficilement accessible. Ces quelques maisons, ce système de vie, une nouvelle manière de vivre en adéquation avec le temps et leurs nouvelles valeurs. Loin de l’excitation de la ville, loin de la pollution, loin des tracas, retour aux choses simples et naturelles. Vivre au rythme de la nature des saisons en autosuffisance. Le bonheur afin accessible et cela n’a pas de prix.
Martin grandit avec vigueur. Un enfant joyeux et malicieux, espiègle. Il fréquente avec les autres enfants du hameau l’école du village voisin. Philippe quant à lui travaille quotidiennement à la ville voisine ramenant ainsi un revenu fixe à la communauté. Rosalie s’épanouit dans les différentes tâches qui lui incombent. Cuisine, jardinage, marché, elle suit même une formation sur les plantes et leurs vertus médicinales.  Elle prend part de plus en plus aux décisions qui régissent le hameau et le jour où le patriarche décède c’est elle qui reprend les rênes. Premier grain de sable et les suivants ne tarderont pas à venir ternir un tableau idyllique.

 

Un meurtre de sang froid : l’homme tabassé à mort prônait le dialogue au lieu des actions violentes. Le loup est un sujet délicat.

 

Une jeune femme échappe de justesse à la mort après avoir été violentée chez elle.

 

Une disparition inquiétante.

 

Une nouvelle mort qui aurait pu être évitée.

 

Une séquestration.

 

Une chapelle témoin de l’impensable.

 

A pas de loup, la machine est prête à s’emballer dans ce silence quasi religieux précédent la fin de tout.

 

Isabelle Villain signe un nouveau thriller irrésistible et exquis. Avec nonchalance et malice, elle nous balade tout au long de son histoire. Elle met un accent particulier sur les descriptions des lieux, des différents personnages qui cohabitent au sein du hameau, des rencontres, des enfants … J’ai ce véritable sentiment d’apaisement, que tout allait se passer au mieux dans ce village et que le bonheur était vraiment là et le souci c’est que je n’ai pas vu arriver le danger. Il était là, attendant son heure pour jaillir tel le monstre qu’il est devenu insidieusement. L’aspect psychologique est très présent mais on en tient la teneur qu’à la fin du livre. Je ne suis vraiment pas habituée à ce calme avant la tempête. Nous sommes loin des thriller où les rebondissements sont nombreux. Isabelle Villain a pris le parti de nous faire languir pour mieux nous surprendre au final. Il m’a manqué ce punch que j’aime dans les thrillers. Finalement le format assez court du thriller sert à la perfection le scénario. J’aurai eu davantage de mal avec un bouquin qui fait 500 pages. Isabelle Villain captive tout de même rapidement le lecteur. Il évident que l’on veut toujours en savoir davantage et on attend avec impatience ce moment crucial où tout bascule.

 

Un excellent thriller porté par une plume qui ne peut pas laisser insensible et qui sert à la perfection un scénario totalement dingue !

 

Une chronique de #Esméralda

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L’HOMME DE LA SITUATION, une bande dessinée de Lou Lubie.


Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ?
Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au cœur de ses pires angoisses…
Une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ?
Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !

Au cœur de notre société patriarcale, l’homme a une place de choix qui lui laisse prétendre à avoir ce qu’il souhaite, à diriger et à croire que tout lui est dû. Manu a toujours été cet homme, sûr de lui. Un enseignant exceptionnel et apprécié par ses collègues et sa hiérarchie. Alors qu’un poste est à pourvoir au sein de l’établissement où il enseigne, il croit avec conviction et force qu’il lui sera attribué sans détour. Lorsque la décision lui est rendue, c’est le coup en trop qu’il le blesse. Désabusé et en colère, son monde s’écroule sans préavis et dans une violence inouïe.
Mis au repos forcé, il ne parvient plus à comprendre ce monde et sa compagne qui ne souhaite plus le voir. Les heures s’écoulent tel un sablier sans fin où les doutes, les questions se bousculent. Une attente qui le met à mal à l’aise et où les réponses tardent. Par une journée morose, il fait la connaissance d’une famille singulière qui occupe un vieil hôtel. Par devoir, il devient le percepteur de cette famille désœuvrée. Déscolarisés les enfants reprennent ainsi goût à l’apprentissage. Renouant ainsi avec sa profession et sa vocation, le goût de vivre semble renaître. Mais les angoisses sont toujours là, voraces, accaparantes. Sera-t-il prêt à les accepter pour enfin vivre ?

 

Lou Lubie signe une bande dessinée vraiment incroyable. J’étais loin de m’imaginer les thèmes qu’elle aborde avec cette force aussi inespérée et que foudroyante. Une prise de conscience et le portrait de cet homme qui finalement doit faire face à ses états d’âmes. Tel un thriller et grâce à une atmosphère angoissante, le héros doit gérer une situation complexe. Un scénario implacable et des illustrations précises qui ne manquent pas de détails notamment dans l’expression des visages. Une très belle découverte qui traite un sujet d’actualité et qui pour une fois met au cœur de l’action un homme qui s’effondre.

 

A découvrir !

Source Dupuis.com

NEMESIS, un thriller de Xavier Massé.


« David… ? C’est moi, c’est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance… il s’est passé quelque chose… c’est horrible, je n’ai jamais vu ça !… »
Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante…
David et Vincent, deux gosses d’Assieu devenus flics, vont s’immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l’enfer..

David simple flic consciencieux mène sa vie calmement entre boulot et dodo. L’appel de son ami d’enfance va relativement bouleverser son quotidien. De retour sur ses terres natales dont il a quitté à la suite de la mort de son père pendant son adolescence, David se remémore son enfance dont le quotidien balançait entre école et escapade. Arrivé au pied de l’église, il constate que les scientifiques déjà sur place, les flics et les habitants sont extrêmement tendus. Les esprits s’échauffent d’un côté alors que de l’autre l’abattement et l’incompréhension prévalent.
Vincent vient au devant et le met en garde. La vision de la scène de crime lui soulève le cœur. Un petit drap blanc seul rempart face à la monstruosité et ignominie protégeant le petit corps de la petit Gaëlle, 5 mois. Un bloc de béton enferme ses membres inférieurs jusqu’aux hanches, ses petits doigts sont sectionnés, des plaies béantes parsèment son corps innocent. Le légiste est formel la petite fille a été consciente jusqu’au bout.

 

David est plus remonté que jamais, prêt à en découdre avec cet assassin ignoble, prêt à accumuler les journées sans dormir, à abattre une tonne de travail, à remuer ciel et terre pour mettre ce taré derrière les barreaux. Vincent son coéquipier sur cette affaire est dans le même état d’esprit. Les interrogatoires défilent, les états de lieux s’enchaînent, le stress augmentant et l’inéluctable tomba tel un couperet. Un autre bébé disparût.

 

Les langues se délient invoquant des histoires de Diable et d’enlèvement. Et si le passé en était la clef ?

 

Voici un thriller qui a eu le mérite de me crisper et froncer les sourcils. Il faut dire que les victimes sont ces bébés et qu’obligatoirement on se doit de souffrir et fermer les yeux. Certains passages sont innommables et vraiment cruels. On serre les fesses, on prend une grande bouffée d’air, on ferme les yeux et on continue à avancer en espérant qu’il n’y aura rien de pire. Est ce que je dois mentionner que j’en ai fait des cauchemars ? Voilà qui est fait ! Xavier Massé atteint un niveau d’horreur qui frise l’enfer. Pour le coup l’enfer a véritablement investi ce petit village paisible qui n’a rien demandé à personne. L’enquête avance difficilement et David et Vincent ont des nerfs d’acier pour juste continuer à avancer. Ce thriller dépasse l’entendement et vous met à rude épreuve. Dans la veine de Cédric Sire, Xavier Massé détonne carrément avec son dernier thriller. L’atmosphère est totalement gore et oppressante. Les lieux conférent à démultiplier les mystères et les personnages façonnent leurs auras graves.Un huis clos qui fonctionne à merveille et où les rebondissements sont tout aussi haletants qu’effrayants. Une immersion dans un contexte qui n’a rien à envier à ceux de Stephen King. Vous l’avez compris ce thriller détonne par son intrigue, son environnement, ses victimes. Alors par moment c’est très dur, horrible, inenvisageable, mais Xavier Massé dépasse tout cela en proposant un thriller hors norme, hors catégorie. Car vous n’avez rien vu, rien  entendu, rien prévu, et les ténèbres vous enveloppant insidieusement vous portant à la perte ou à la révélation.

 

N’hésitez pas à succomber !

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… Le site des éditions Taurnada

… mon avis sur un autre roman de Xavier Massé, clique sur la photo pour le découvrir.

L’OMBRE DE L’ASSASSIN, un thriller de Rachel Caine.


Tome 2/3
Gwen était parvenue à sauver ses enfants des griffes de son ex- mari, le tueur en série Melvin Royal. Mais celui-ci vient de s’évader de prison. Et elle prend peur. Alors que seule une poignée de personnes connaissent son nouveau numéro de portable, elle reçoit ce texto glaçant :  » Vous n’êtes plus en sécurité nulle part  » ! Fuir ou se terrer de nouveau ne servirait à rien.
L’heure a sonné d’inverser les rôles… De proie, Gwen veut devenir prédateur. Et, avec l’aide du frère de l’une des victimes de Melvin, éliminer ce dernier. Mais à mesure que leur traque avance, le doute envahit ceux qui croient en Gwen. Est-elle aussi étrangère aux crimes de son mari qu’elle le prétend ? Pour preuve cette photo compromettante qui circule sur les réseaux sociaux…
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sébastien Danchin.

Alors que le premier tome posait les bases de l’histoire et où l’action faisait palpiter les dernières pages, ce second tome met de suite le lecteur dans l’ambiance. Pas une seconde de relâchement, de répit. Une course contre la montre où la vie des enfants de Gwen passe en priorité.
Gwen, ses enfants et son ami, Sam, ont fui quelques jours la ville témoin de la dernière folie de son ex-mari. La fuite était inévitable précédant ce moment flottant où les questions fleurissent autant que l’angoisse augmente. Gwen s’est totalement défaite de son ancienne vie, mais son ex-mari n’a en a pas fini avec eux. Les harcèlements dont Gwen et ses enfants subissaient, étaient du fait de Melvin Royal membre d’un groupe malveillant. Gwen, maman ours, en a marre de fuir. Seule solution aller au devant des ennuis et prendre le mal à sa source. Laissant ses enfants à des amis de confiance, elle part avec son compagnon d’infortune battre le fer tant qu’il est encore chaud. Une enquête complexe à résoudre, mais l’impossible n’est pas un mot qu’elle connaît. Poussée par une force venue  d’outre tombe et son instinct de survie, elle ose tout et les résultats sont probant. Une vielle connaissance de son compagnon va les aider mais de loin. Son poste au sein de l’administration ne lui permet pas de faire de faux pas. De découvertes en découvertes, le couple se met davantage en danger. Et les derniers événements divulgués sur les réseaux sociaux mettent en doute toute cette histoire au sujet de la supposée complicité de Gwen. Lasse, Gwen n’a pas dit ses derniers mots et tant qu’un souffle de vie fera battre son cœur, elle n’arrêtera jamais de le traquer jusqu’en enfer si il le faut !

 

Rachel Caine signe un second tome explosif. De nombreux rebondissements mais également les personnages à tour de rôle sont mis en exergue. J’en ai appris davantage sur l’état émotionnel des enfants qui se dévoilent largement. L’action ne laisse aucun temps mort à nos héros qui sortent largement de leurs plantes bandes. Ce thriller trouve sa force dans les péripéties et ces personnages non conformistes. L’appropriation de l’image est aussi au cœur de l’histoire. Effectivement, Rachel Caine prouve avec tact l’emprise néfaste que les réseaux sociaux et autres supports visuels peuvent avoir sur une population friande de scandales et au delà de ça, sur une fange de cette population adoratrice de choses non recommandables. Si le Dark Web est une zone de non droit, la réalité est bien autre aussi détestable, dévastatrice, horrible. Et Gwen va le découvrir à ses dépends.

 

Une plume incisive, franche et tonitruante pour un thriller psychologique qui fait froid dans le dos. Leurs aventures ne sont pas encore terminées et je m’attend au pire !

 

A découvrir absolument !

 

Je me mets en route, dans le sens de la circulation. Le bas-côté est étroit, je risque ma vie à chaque pas, mais la route longe un à-pic dont seuls s’échappent les faîtes des arbres. J’ai mal partout. Je ne suis plus en sécurité nulle part, le bien et la douceur se sont effacés à jamais. Quand bien même je tomberais, je n’aurais rien. Quand bien même Melvin me découperait en morceaux, je ne saignerais pas. Je ne suis pas là. Je ne suis plus là.

 

Une chronique de #Esméralda

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